RCP 66 PO

17 avril 2019

Redonner une place centrale à la formation agricole

Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) fait de l’enseignement et de la formation agricoles une nécessité afin de revitaliser le modèle d’une agriculture paysanne en capacité de répondre aux véritables enjeux sociaux et environnementaux.

 

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Durant plusieurs années, l’enseignement agricole public a bénéficié d’une forte attractivité grâce à ses établissements à taille humaine, ses petits effectifs et un bon maillage des territoires. Mais les établissements publics sont devenus la cible de sévères coupes budgétaires les empêchant de fonctionner correctement. De nombreuses classes sont fermées, entrainant  la disparition des postes d’enseignants. Ce sont les conséquences directes des politiques d’austérité voulues par la Commission européenne, auxquelles se prêtent avec beaucoup de zèle nos gouvernements passés et présents !  C’est ainsi qu’en 2017, en Occitanie, plus de 1 000 élèves ont été refusés dans les établissements d’enseignement agricole publics faute de places. L’enseignement agricole public (216 établissements recensés) est  devenu le parent pauvre de l’éducation. Pire, il est laissé à la merci des lobbies agro-industriels de toute sorte (579 lycées privés).

 

La pérennité de certains centres de formation professionnelle (CFA, CFPPA relevant de la compétence de la région) est dans le viseur des politiques d’austérité au profit de plus grosses structures, notamment celles situées dans les métropoles. Cette politique, à contresens d’un aménagement du territoire cohérent, accentuera la désertification des zones rurales.

 

          L’enseignement et la formation agricole doivent être confortés, renforcés dans leurs missions de service public. Les formations dispensées doivent impérativement s’adapter aux nécessités de la transition écologique de l’agriculture, répondre à l’intérêt général et garantir à tous le droit à une alimentation de qualité.

 

Carole GOHIER et Francis CARMONA, porte-parole du RCP 66

05 février 2019

Installer des jeunes et des familles pour pérenniser une agriculture paysanne

Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales), en partenariat avec le groupe d’action de La France Insoumise de Saint-Fenouillet a organisé vendredi 16 novembre 2018 des Assises départementales de l’agriculture. Comme prévu, le RCP 66 rendra publics ses constats, ses orientations et ses propositions par l’intermédiaire de communiqués de presse au cours des prochains mois. Ils sont le fruit de la richesse des débats et des échanges.

 

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Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) fait du renouvellement de la population active agricole une ardente priorité pour pérenniser le modèle d’une agriculture paysanne. Face au vieillissement des agriculteurs et à la dérive d’une agriculture productiviste, il est urgent de favoriser l’installation de jeunes agriculteurs et de familles.

Le RCP 66 préconise, à l’opposé des fermes-usines, le développement ou la création de petites fermes à taille humaine. En effet, celles-ci sont plus facilement transmissibles, assurant ainsi le renouvellement des générations et une implantation diversifiée dans les territoires. Les pouvoirs publics doivent œuvrer en lien avec les collectivités locales pour la constitution de réserves foncières dédiées aux seuls usages agricoles et offrir des prêts à des conditions incitatives.

Cela passe par la création d’un contexte favorable (maintien des services publics de proximité, politique de mobilité adaptée, présence de commerces etc .) de nature à reconquérir les territoires ruraux par des familles, par des entreprises investissant dans l’économie locale et par de jeunes agriculteurs candidats à l’installation.

Cela va également de pair avec un enseignement et une formation agricoles aux contenus exigeants, pouvant répondre efficacement au renouveau d’une agriculture de qualité. Mais aujourd’hui nous sommes hélas loin du compte. Les établissements agricoles publics sont la cible de sévères coupes budgétaires les empêchant de fonctionner correctement. Ce sont les conséquences directes des politiques d’austérité voulues par la Commission européenne, auxquelles se prêtent avec beaucoup de zèle nos gouvernements passés et présents.

 

Carole GOHIER et Francis CARMONA, porte-parole du RCP 66

17 décembre 2018

Reconquérir les « territoires perdus » de l’agriculture

RCP66

Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales), en partenariat avec le groupe d’action de La France Insoumise de Saint-Fenouillet, a organisé vendredi 16 novembre 2018 des Assises départementales de l’agriculture. Comme prévu, le RCP 66 rendra publics ses constats, ses orientations et ses propositions par l’intermédiaire de communiqués de presse au cours des prochains mois. Ils sont le fruit de la richesse des débats et des échanges.

 

Comme la République, l’agriculture possède elle aussi ses territoires perdus qu’il lui faut reconquérir au plus vite.

Depuis plusieurs décennies, on assiste à la disparition inexorable des terres agricoles au bénéfice d’une urbanisation favorisant l’étalement urbain : lotissements accentuant le phénomène de mitage, profusion de surfaces commerciales, infrastructures routières, emprises commerciales extensives etc. Le modèle d’une agriculture productiviste et intensive équivaut en la matière à une fuite en avant, avec l’accroissement de terres épuisées et stérilisées ainsi que celles laissées en friches.

 

Les élus en place portent une lourde responsabilité de cet aménagement du territoire en totale contradiction avec les préconisations des lois LAAF (loi d’avenir pour l’agriculture, l’alimentation et la forêt du 13 octobre 2014) et ALUR (loi pour l’accès au logement et un urbanisme rénové du 24 mars 2014) qui portent sur l’économie des espaces agricoles et naturels. Cette orientation favorise de fait la spéculation foncière.

 

L’urgence climatique exige de relocaliser les productions au plus près des lieux de consommation. La relocalisation permettrait aussi aux « consomm’acteurs » de visualiser la traçabilité et la qualité sanitaire des produits alimentaires.

 

 La reconquête des territoires perdus de l’agriculture pose la question de la place de l’agriculture dans le développement économique d’un territoire, mettant à l’ordre du jour la planification écologique et sociale lors de l’établissement des documents d’urbanisme que sont le SCOT et le PLU. Elle est également une condition pour assurer notre souveraineté alimentaire.

 

Carole GOHIER et Francis CARMONA, porte-parole du RCP 66

20 novembre 2018

Une agriculture paysanne et écologique, une nécessité, pas une nostalgie !

Les 2 intervenants, Louis Auclair et Catherine David, le porte-parole du RCP 66 Francis Carmona

Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales), en partenariat avec le groupe d’action de La France Insoumise de Saint-Fenouillet a organisé vendredi 16 novembre 2018 des Assises départementales de l’agriculture. Comme prévu, le RCP 66 rendra publics ses constats, ses orientations et ses propositions par l’intermédiaire de communiqués de presse au cours des prochains mois. Ils sont le fruit de la richesse des débats et des échanges.

 

Le choix d’une agriculture paysanne et écologique s’impose désormais comme une impérieuse nécessité. Il ne s’agit en aucun cas ni d’une nostalgie ni d’une utopie.

Au contraire, ce sont les caractéristiques de l’agriculture actuelle qui se révèlent être des impasses dramatiques. L’option d’une agriculture productiviste a favorisé des formes intensives et industrielles qui épuisent les sols et polluent ceux-ci en profondeur. L’encouragement à la spécialisation d’une agriculture commerciale orientée vers la grande distribution et un marché mondial fondé sur le libre-échange a accéléré la faillite des petites exploitations et la concentration des terres agricoles au profit des lobbies agro-industriels. Cette agriculture, par ses méthodes culturales consommatrices d’intrants en tout genre, met en danger la santé des citoyens.

 

Le changement d’orientation de l’agriculture française constitue une véritable urgence. Pour le RCP 66, cette agriculture paysanne et écologique se situe au cœur du bien-vivre, non seulement pour le monde paysan mais aussi pour l’ensemble de la société. Le nécessaire changement de modèle agricole contribuera de manière décisive au changement du mode de vie et de société auquel nous sommes conviés.

08 novembre 2018

Le RCP 66 et les Insoumis organisent les Assises de l’agriculture des PO

RCP 66 Gohier Daspe Carmona

Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) organise, en partenariat avec le groupe d’action de Saint-Paul de Fenouillet de La France Insoumise, une réunion publique portant sur l’agriculture des les Pyrénées-Orientales. Ces Assises de l’agriculture des Pyrénées-Orientales se dérouleront vendredi 16 novembre 2018 à Saint-Paul de Fenouillet, à 18 heures, au Foyer rural (avenue Georges Pézières).

 

Bien que dotée d’atouts importants (sol, irrigation, climat, savoir-faire), l’agriculture des Pyrénées-Orientales connaît une forte crise sociale et économique. Elle apparaît ainsi aujourd'hui comme une agriculture défavorisée, à l’image du territoire périphérique dans lequel elle s’insère.

Les intervenants, Louis Auclair (collectif anti OGM) et Catherine DAVID (Confédération paysanne) poseront les bases d’un modèle de production renouvelé pour une agriculture écologique et paysanne. 

 

Vendredi 16 novembre 2018, à Saint-Paul de Fenouilllet, à 18 heures, Foyer rural (avenue Georges Pézières).  Entrée libre.

 

Carole GOHIER et Francis CARMONA, porte-parole du RCP 66

20 septembre 2018

La forêt, un bien commun à préserver

RCP66

Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) apporte son soutien à l’initiative de l’intersyndicale des personnels de l’Office national des forêts (ONF) de « la marche pour la Forêt ». Dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude, plusieurs étapes sont prévues du 18 au 24 septembre. Le RCP 66 encourage les citoyens à y participer.

 

La forêt fait partie des « Biens communs » qui doivent être protégés, préservés et valorisés dans le cadre de la nécessaire transition écologique. Les décisions envisagées conduisent à la privatisation de la gestion des forêts dans le but de satisfaire les intérêts marchands des lobbies industriels. Les forêts ne peuvent pas être considérées seulement comme des usines à bois. Elles jouent un rôle fondamental dans  la préservation de la biodiversité et l’équilibre de l’écosystème.

 

Le RCP 66 intégrera la question de la forêt dans ses réflexions à l’occasion des Assises départementales de l’agriculture qu’il organisera en novembre prochain à Saint-Paul de Fenouillet, en partenariat avec le groupe d’action local de La France Insoumise.

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05 septembre 2018

Conférence / débat à Prades sur « Migrations et droits de l’enfant »

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Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) organise une conférence / débat à Prades samedi 15 septembre 2018, à l’atelier de L’Entonnoir (1 rue des Marchands), à 18 heures.

Mickaël IDRAC a intitulé sa conférence « Migration(s) et droits de l’enfant : des entrelacs aux entrechocs ». Il mettra particulièrement en exergue les contradictions des politiques migratoires européennes qui se déclarent protectrices tout en entretenant des moyens légaux de violer les textes internationaux. Ses travaux portent notamment sur les droits de l’enfant et notamment au droit à l’éducation.  

Mickael IDRAC est enseignant, doctorant en sociologie à l’université Paris-Descartes et rattaché au Centre Population et Développement (Université Paris-Descartes). Il est également titulaire de diplômes en Economie Sociale, Sciences Politiques, Education et Formation. Tous ses travaux ont porté sur le rapport entre migrations internationales et éducation sur des terrains nationaux (Calais) ou internationaux (Thaïlande, Liban, Grèce, Macédoine, Serbie). 

Entrée libre.

23 avril 2018

Protéger les lanceurs d’alerte au nom de la démocratie

carte-lanceursd-alerte

Le lanceur d’alerte Hervé Falciani risque l’extradition vers le Suisse, pour avoir dénoncé le détournement par les banquiers d’importantes sommes d’argent vers des paradis fiscaux.

Les lanceurs d’alerte doivent êtres protégés ainsi que leurs sources. C’est une question fondamentale de démocratie. L’Europe et la France n’ont rien fait en se sens, et ne feront hélas rien.

 

Seule la mobilisation des citoyens-nes peut faire changer les choses. C’est pour cela que le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) appelle à signer la pétition de soutien à Hervé Falciani. 

Le lien pour accéder à la pétition de soutien à Hervé Falciani :

https://you.wemove.eu/campaigns/le-lanceur-dalerte-Falcani-ne-doit-pas-etre-extrade-vers-la-suisse?utm_source=civimail-12897&utm_medium=email&utm_campaign=first_button_0180418_FR

 

 

31 mars 2018

Conférence / débat du RCP 66 sur l’Europe à Saint-Paul de Fenouillet

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Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) organise une conférence / débat jeudi 5 avril 2018 à Saint-Paul de Fenouillet, au Foyer rural (Georges Pézières), à 18 heures.

 

Elle portera sur la question de l’Europe. Francis DASPE, secrétaire général de l’AGAUREPS-Prométhée et animateur de groupe d’action de La France Insoumise, introduira la réunion par une intervention intitulée « Europe : déficit démocratique et souveraineté populaire ».

 

Entrée libre.

 

Carole GOHIER et Francis CARMONA, porte-parole du RCP 66 

26 mars 2018

Pour le RCP 66, droit à l’éducation pour tous, y compris pour les migrants

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Le RCP 66 (Rassemblement Citoyen et Politique des Pyrénées-Orientales) invitait vendredi 16 mars dernier à Céret Mickael Idrac pour une conférence / débat sur le rapport entre migrations internationales et droits de l’enfant. L’intervenant est professeur des écoles mais aussi doctorant en sociologie à l’Université Paris-Descartes, rattaché au Centre Population et Développement et bénéficie d’expériences de terrain si bien nationales (Calais) qu’internationales (Thaïlande, Liban, Grèce, Macédoine, Serbie).

L’intervention était articulée autour d’éléments techniques généraux sur les migrations pour déconstruire les représentations erronées entretenues par les médias et le vieux monde politique. « Il s’agit en préalable de mettre en exergue les contradictions des politiques publiques », expliquait l’orateur avant de dérouler son intervention fournie.

Le droit à l’éducation et l’obligation de scolarisation illustrent parfaitement cet état de fait. Mickael Idrac a démontré, en enrichissant par des exemples issus de ses terrains d’étude et d’action en Grèce et en France, par quels mécanismes les États parviennent à écarter les enfants déplacés (comprendre migrants…) des systèmes scolaires classiques. « Il suffit par exemple, comme la Grèce, de demander davantage de vaccins que la loi ne l’y autorise, ou encore comme la France, d’exiger des justificatifs de domicile lors d’une inscription alors qu’une simple adresse postale suffit », indiquait-il en appui de sa démonstration. Il s’agit, pour Mickaël Idrac, d’un véritable « déni d’inclusion » peu glorieux.  

Et l’orateur de conclure : « Dans ce contexte de tensions et de restrictions, l’éducation et l’enfance, restent le meilleur moyen de tirer la sonnette d’alarme et placer nos dirigeants devant leurs responsabilités ».

L’éducation reste un droit universel et inaliénable pour tous. Y compris les migrants…