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9 septembre 2026

Placer les polices municipales au service de la sûreté et de la tranquillité publiques

Les propos tenus par un policier municipal de Carcassonne ont légitimement provoqué une onde de choc. Il est strictement factuel d’indiquer que la municipalité de Carcassonne est dirigée depuis mars dernier par un maire d’extrême droite, membre du Rassemblement National, ancien député de l’Aude. En quelques mois, il a beaucoup fait pour être « défavorablement connu » en raison d’un respect pour le moins extensif des principes républicains les plus élémentaires.

Les propos proférés de manière décomplexée par l’agent de police municipale (par ailleurs membre du service de sécurité du Rassemblement National) sont véritablement choquants, tant par leur nature que leur répétition. Ils tombent clairement sous le coup de la loi. Une avalanche de discriminations ne constitue pas une opinion comme une autre, mais un bien délit nettement caractérisé.

Les polices municipales ne peuvent s’exonérer du respect des principes républicains. Elles ne se trouvent pas, ni de droit ni de fait, au service privé exclusif du maire de la commune, dans une logique féodale obsolète. Elles n’ont pas à se transformer par instinct en « cow-boys » improvisés, qui plus est quand elles peuvent être parfois lourdement armées. A Carcassonne, comme ailleurs…

Les polices municipales, comme leur homologue nationale, doivent œuvrer au respect des principes républicains. En ce domaine, ce sont la sûreté et la tranquillité publiques qui servent de boussole. A condition de ne pas confondre comme c’est trop souvent le cas sûreté et sécurité, et encore moins avec « sécuritarisme ». Le terme sûreté provient de la Révolution française (article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789) qui désigne la protection due à chaque personne contre toutes les formes d’atteintes et de violences, et notamment celles pouvant découler du pouvoir politique. Ce qui avait un sens en ces temps de monarchie absolue de droit divin où régnait l’arbitraire symbolisé par les lettres de cachet ou la prééminence du « fait du prince ».

Cette précision utile est à méditer quand il s’agira de refonder une police républicaine, « de la cave au grenier », partout en France. Il serait sans doute opportun de substituer le terme « gardien de la paix » à celui de « force de sécurité » afin de renouer avec les fondements du mot et de la chose…

Francis DASPE

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9 septembre 2026

Que cesse la répression syndicale tous azimuts, pour que la démocratie ne recule plus !

« La Révolution a fait du Français un roi dans la cité et l'a laissé serf dans l'entreprise », affirmait non sans amertume Jean Jaurès. Dans les Pyrénées-Orientales, cette sentence prend une résonance particulière. On assiste en effet au cours des derniers mois à une succession préoccupante de menaces de sanctions à l’encontre de responsables syndicaux. Et ce non seulement dans le secteur privé, mais aussi dans les services publics, ou de ce qu’il en reste après des réformes destructrices. Postiers et cheminots font l’objet de menaces ou de sanctions allant du blâme à la révocation en bonne et due forme.

Il s’agit d’une dérive autoritaire inquiétante. Toute forme de contestation sociale dans le cadre de l’activité syndicale est désormais sciemment criminalisée. La répétition exclue qu’il s’agisse d’un hasard relevant de cas particuliers uniques. Il faut y voir au contraire  une stratégie planifiée s’appuyant sur une gestion des ressources humaines froidement managériale. Visiblement, le dialogue social, ça suffit !

La formule de Jean Jaurès visait à mettre en évidence le contraste entre la liberté politique du citoyen (à ne pas surestimer non plus) et sa subordination économique au travail (de plus en plus forte). Mais qu’on ne s’y méprenne pas. Les attaques répétées et convergentes contre l’exercice du droit syndical ne sont pas une fin en soi. Elles annoncent de futurs reculs des droits et libertés politiques, de nature à remettre en cause le primat de la souveraineté populaire. En témoignent déjà les répressions contre les mobilisations environnementales, les lanceurs d’alerte, les contournements de l’expression citoyenne ou de pouvoir législatif, le mépris pour les résultats électoraux en comme en 2005 ou 2024. L’idée que l’état de droit ne serait plus intangible gagne hélas du terrain.

Il convient d’apporter un soutien réitéré, sans réserve, à Julien, Alexandre, Jérôme, Ruth, Samuel, Ludovic et tous les autres syndicalistes victimes d’une répression injuste, aveugle, brutale et choquante. L’état d’urgence civique doit être plus que jamais lancé. Il en va du maintien d’une démocratie digne de ce nom. Sans quoi, nous, citoyens, deviendront également serfs dans la cité !

 

Francis DASPE

7 septembre 2026

Le processus par lequel l’extrême droite se retrouve aux portes du pouvoir en Saxe-Anhalt

Le parti d’extrême, Alternative pour l’Allemagne (AfD), est arrivé largement en tête ce dimanche à l’occasion des élections régionales du land de Saxe-Anhalt, situé dans l’ancienne Allemagne de l’Est (RDA). Il recueille plus de 44 % des suffrages, devançant nettement de près de 25 % le parti de la droite conservatrice, la CDU, le sortant arrivé en deuxième position du scrutin. Un parti ouvertement néo-nazi se retrouve aux portes du pouvoir, quand bien même serait-il « seulement » régional. Trois raisons méritent d’être prises en considération pour expliquer cette situation préoccupante.

Les conditions de la réunification allemande en 1990 sont à relever. Celle-ci s’est davantage déroulée comme une annexion de l’Est, où se trouve la région de Saxe-Anhalt, par l’Ouest, avec une véritable mise en coupe réglée des entreprises et des services publics de l’ancienne RDA. Il ne peut exister de territoires relégués et de populations humiliées, sans quoi des traumatismes subsistent durablement. A méditer quand certains, ici, manient sans retenue discrimination et stigmatisation...

L’Allemagne a été le laboratoire de la tyrannie de la politique « du pareil au même », se traduisant par des alternances sans alternative dans la logique de la seule politique (libérale) possible. Démocrates-chrétiens de la CDU et sociaux-démocrates du SPD menaient des politiques grosso modo identiques. Quand ce jeu de dupes ne fut plus possible, les deux gouvernèrent ensemble dans des grandes coalitions. Ces alliances contre-nature constituent un déni permanent de la souveraineté populaire qui refuse la reconduction des vieilles politiques pourtant inefficaces et désavouées.

Enfin, tout à été fait pour discréditer méthodiquement la possibilité de victoire de politiques de rupture populaire. Tout autre partage des richesses en faveur des plus modestes devait être évité à tout prix. Créer de la sorte un tel sentiment de désespérance revient à favoriser la politique du pire. Fort heureusement, en France, l’espoir de rupture existe avec la candidature de Jean-Luc Mélenchon.

Une succession de choix politiques catastrophiques conduit à ce désastre. Ils possèdent hélas leur déclinaison en France. L’arrivée au pouvoir de l’extrême droite n’est jamais une fatalité. En politique, en ce qui concerne le pire, tout reste résistible, rien n’est en fin de compte irrésistible.

Francis DASPE

4 septembre 2026

Canet-en-Roussillon. Les Cogitations estivales prométhéennes décryptent un contexte géopolitique tendu

La 5° édition des « Cogitations estivales prométhéennes » effectuait sa rentrée ce jeudi 3 septembre avec une deuxième conférence / débat à Canet-en-Roussillon. Le désormais traditionnel événement est organisé en partenariat par l’AGAUREPS-Prométhée et La France Insoumise. Le thème retenu cette année s’intitule « Hystérisation du débat politique et lutte des classes : de Jean Jaurès à Rosa Luxemburg ».

Francis Daspe décrivait les éléments majeurs des trajectoires politiques de ces deux personnages historiques, jusqu’à leurs destins tragiques, le premier assassiné le 31 juillet 1914, la seconde exécutée le 15 janvier 1919. En toile de fond pour les deux, se trouvent les questions essentielles de la paix et de la révolution.

« Jean Jaurès et Rosa Luxembourg ont été victimes de leurs engagements à la fois pacifistes et révolutionnaires. En cela, il s’agit bien d’événements à inscrire dans une logique de lutte des classes », expliquait-il en préambule. Il poursuivait en décrivant les heurts des nationalismes portés à leur paroxysme, des impérialismes décomplexés et des concurrences commerciales renforcées par une crise des débouchés. « Et tout cela, dans un climat de diabolisation de l’adversaire présenté comme un corps étranger à la nation contre lequel il faut lutter par tous les moyens, y compris les moins regardants  ».

Conformément au principe fondateur même des Cogitations estivales prométhéennes, un sujet historique possédant une résonance et une actualité politiques dans le moment présent, ces premiers éléments de contextualisation incitaient à établir des parallèles avec la situation d’aujourd’hui. « On assiste clairement à la volonté de créer un parfum d’atmosphère belliciste visant à légitimer le recours à la guerre, à s’armer en conséquence, à préparer les mentalités à des conflits jugés nécessaires par le biais d’une propagande sans guère de limites ». Autrement dit, l’hystérisation du débat public est conviée par certains « va-t-en guerre » sans la moindre vergogne, puisque chacun sait que la première victime de la guerre est toujours la vérité.

Pour illustrer ses propos, Francis Daspe indiquait deux citations pour l’occasion véritablement éclairantes. Celle de Paul Valéry d’abord : « La guerre, c'est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas ». Et ensuite celle d’Anatole France écrivant dans le journal L'Humanité en 1922 : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. ».  

Il ne fait pas de doute que les considérations géopolitiques auront un impact certain, à ne pas négliger, sur les échéances électorales de l’année 2027.

29 août 2026

Les élu•es insoumise•s et citoyen•nes des Pyrénées-Orientales demandent la fermeture de l’abattoir de Perpignan suite à l’enquête de l’association L 214

Ce jeudi 27 août, l’association L214 a publié une enquête accablante sur les conditions de mise à mort des animaux à l’abattoir de Perpignan (La Catalane d'abattage).

L’enquête pointe notamment des équipements inadaptés, des violations quasi systématiques de la réglementation et des comportements intentionnellement violents.

 

L’association départementale du réseau des élu·es insoumise·s et citoyen·nes des Pyrénées-Orientales condamne fermement ces pratiques cruelles et demandent la fermeture de l’abattoir de Perpignan.

Ces faits ne sont pas des actes individuels isolés contrairement à ce que la réaction de Louis Aliot suggère : ils découlent de problématiques structurelles et organisationnelles bien identifiées par l’association.

 

Par conséquent, La communauté urbaine, actionnaire de la société coopérative en question et qui dispose de la compétence des abattoirs, doit prendre ses responsabilités et apporter des solutions concrètes aux défaillances structurelles de l’établissement.

 

Plus largement, cette affaire doit nous alerter sur l’urgence de réduire le nombre d'animaux tués et de repenser notre modèle d’alimentation. Les collectivités locales peuvent agir en accélérant la végétalisation de la restauration scolaire et en prenant au sérieux la question du bien-être animal.

 

C’est ce à quoi les élu·es insoumise·s et citoyen·nes des Pyrénées-Orientales s’emploieront tout au long de leur mandat.

 

 

Manuella HALLIER et Hugo ROQUERE, co-présidents de l’ADREIC 66

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27 août 2026

A Prades, les Cogitations estivales prométhéennes de La France Insoumise planchent sur l’hystérisation du débat politique et la lutte des classes

La France Insoumise organise, en partenariat avec l’AGAUREPS-Prométhée, vendredi 18 septembre 2026 à Prades, un prolongement de la 5° édition des « Cogitations estivales prométhéennes ». Il s’agit d’un moment de formation militante et d’éducation populaire traitant d’un sujet historique possédant une résonance et une actualité politiques.

Elle se déroulera à la salle Lousa (plaine Saint-Martin), à partir de 19 heures. La conférence / débat, intitulée « Hystérisation du débat politique et lutte des classes : de Jean Jaurès à Rosa Luxemburg », sera animée par Francis DASPE, Président de l’AGAUREPS-Prométhée et animateur de La France Insoumise.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné. Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht étaient exécutés. Dans un contexte d’hystérisation du débat public et de polarisation accrue du champ politique, ces événements tragiques possèdent une certaine actualité. Ils s’inscrivent dans un double contexte, de lutte des classes et de tensions internationales.

Tout en se défiant de comparaisons hasardeuses et anachroniques, la mise en perspective avec le moment présent doit inciter à la réflexion. Ce sera l’objectif de la 5° édition des Cogitations estivales prométhéennes.

Vendredi 18 septembre 2026, Prades, salle Lousa, plaine Saint-Martin, 19 heures.

Francis DASPE, président de l'AGAUREPS-Prométhée 

27 août 2026

A Canet-en-Roussillon, les Cogitations estivales prométhéennes de La France Insoumise planchent sur l’hystérisation du débat politique et la lutte des classes

La France Insoumise organise, en partenariat avec l’AGAUREPS-Prométhée, jeudi 3 septembre 2026 à Canet-en-Roussillon, un prolongement de la 5° édition des « Cogitations estivales prométhéennes ». Il s’agit d’un moment de formation militante et d’éducation populaire traitant d’un sujet historique possédant une résonance et une actualité politiques.

Elle se déroulera au Foyer Moudat, salle Hullo (2759 impasse Jean Mermoz), à partir de 19 heures. La conférence / débat, intitulée « Hystérisation du débat politique et lutte des classes : de Jean Jaurès à Rosa Luxemburg », sera animée par Francis DASPE, Président de l’AGAUREPS-Prométhée et animateur de La France Insoumise.

Le 31 juillet 1914, Jean Jaurès était assassiné. Le 15 janvier 1919, Rosa Luxemburg et Karl Liebknecht étaient exécutés. Dans un contexte d’hystérisation du débat public et de polarisation accrue du champ politique, ces événements tragiques possèdent une certaine actualité. Ils s’inscrivent dans un double contexte, de lutte des classes et de tensions internationales.

Tout en se défiant de comparaisons hasardeuses et anachroniques, la mise en perspective avec le moment présent doit inciter à la réflexion. Ce sera l’objectif de la 5° édition des Cogitations estivales prométhéennes.

Jeudi 3 septembre 2026, 19 heures, Canet-en-Roussillon, Foyer Moudat, salle Hullo, 2759 impasse Jean Mermoz, 19 heures.

Francis DASPE, président de l'AGAUREPS-Prométhée 

26 août 2026

Vieilles lunes et écrans de fumées en matière d’éducation pour le Bloc central

Le Bloc central organisé autour du macronisme possède visiblement un problème avec l’Ecole de la République. En témoignent les dernières sorties de l’actuel ministre de l’éducation nationale Edouard Geffray et de deux anciens Premiers ministres (également aspirants-candidats pour la présidentielle de 2027), Edouard Philippe et Gabriel Attal. C’est un feu d’artifice de vieilles lunes éculées et d’écrans de fumée en forme d’effets d’annonce dilatoires ou mensongers selon les cas.

Le ministre de l’éducation instrumentalise ainsi deux sujets qui méritent un tout autre traitement : l’interdiction du téléphone portable au lycée et le harcèlement scolaire via un questionnaire à destination des élèves. L’un est inapplicable en l’état au sein des établissements, l’autre exige une présence humaine renforcée qui tend au contraire à se rabougrir avec les suppressions de poste dans les établissements, qu’ils soient enseignants ou non enseignants.

Pour les anciens Premiers ministres, l’un ose parler d’augmenter les salaires des professeurs sans penser pour autant à relever le point d’indice gelé depuis si longtemps. Pure escroquerie intellectuelle ! L’autre remet sur la table les groupes de niveau qu’il avait tentés d’instaurer lors de son passage rue de Grenelle, quand bien même les différents cercles de la communauté scolaire en avaient signalé les effets délétères. Les deux ne jurent que par l’autonomie des établissements, rêve de tous ceux qui visent à promouvoir une gestion libérale, managériale et marchande au sein du Service Public d’éducation.

Les méthodes ont été décrites dans mon dernier livre sur l’éducation (« Blanquer à l’assaut de l’Ecole de la République ». Il reste plus que jamais tragiquement d’actualité dans cette entreprise de démantèlement. Cela nous éloigne hélas du nécessaire horizon tracé par le titre de mes deux premiers ouvrages co-écrits sur le sujet, « L’école du peuple. Pour l’égalité et l’émancipation » (éditions Bruno Leprince, 2012) et « Manifeste pour l’école de la 6° République » (Editions du Croquant, 2016).

En 2027, changeons de cap pour placer notre système éducatif au service de l’intérêt général !

 

Francis DASPE, auteur  de « Blanquer à l’assaut de l’Ecole de la République. Chronique militante d’une casse et d’un casse », Editions du Borrego, décembre 2021

26 août 2026

Soutien aux syndicalistes de La Poste victimes de répression dans les Pyrénées-Orientales

La direction courrier de La Poste des Pyrénées-Orientales continue sa répression envers les salariés qui osent ne pas être  d’accord avec les méthodes et stratégies choisies par l’entreprise pourtant dévastatrices pour la présence postale (fermeture ou suppression des bureaux de Poste), les conditions de travail, les emplois, le pouvoir d’achat, la liberté d’expression etc.

Depuis quelques années, La Poste, avec le gouvernement, s’attaque plus particulièrement à ceux qui dénoncent ces pratiques. Les militants syndicaux de deux organisations ont à nouveaux été ciblés. La direction de La Poste des P-O essaie de criminaliser les activités syndicales et les syndicalistes. De trop nombreuses sanctions sont déjà tombées.

Un délégué syndical CGT a écopé de deux mois de suspension (sans salaire), un élu CGT en commission paritaire s’est vu sanctionné par une mise à pied d’une semaine (sans salaire). Le secrétaire général et élu CGT FAPT des Pyrénées-Orientales a été convoqué à un Conseil de discipline le 30 juin : il a été révoqué le 21 août 2026, sanction maximum. Il ne fait plus parti de la Poste.

La Poste bafoue le personnel, les militants syndicaux, plus particulièrement ceux de la CGT. Elle cherche à faire disparaitre les syndicats ou toute personne qui accomplit les missions de Service Public comme elles devraient être.

Une nouvelle militante subit le même acharnement de la part de l’employeur avec un nouveau Conseil de discipline qui aura lieu le 18 septembre demandant une exclusion temporaire de 6 mois. La Poste veut faire disparaitre les syndicalistes, et par là même les syndicats et le droit des salariés.

La France Insoumise dénonce fermement ces attaques discriminatoires. Le député LFI de l’Hérault, Sylvain Carrière, a interpellé le ministre du travail le 21 juillet 2026, sur les conditions de travail et les droits syndicaux à La Poste. Il demande au ministre « comment il compte agir pour s’assurer que le droit syndical des salariés de la Poste soit respecté et que leurs conditions de travail s’améliorent pour qu’ils puissent garantir la mission de Service Public qui a été confié au groupe ».

La France Insoumise soutient la lutte des organisations syndicales des postiers.

Sylvie VENTURA animatrice du groupe d’action LFI de Toulouges, syndicaliste

24 août 2026

L’extrême droite, ou une conception bien étriquée et inquiétante de la démocratie

La députée d’extrême droite, membre du Rassemblement National, Sophie Blanc, s’insurge publiquement contre une subvention accordée à une association de lutte contre les discriminations, le comité local de Perpignan du MRAP (Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples). Cette subvention publique provient du Fonds pour le Développement de la Vie Associative (FDVA).

L’argumentaire, sommaire, déployé par la députée pourrait se résumer en deux formules expéditives et glaçantes : « qui n’est pas de chez moi ne doit pas exister » et « qui ne pense pas comme moi doit être éradiqué ». Il dévoile ainsi une vision étriquée de la démocratie, semblant ne pas comprendre que l’argent public doit contribuer à promouvoir l’intérêt général, par l’intermédiaire du tissu associatif dont le rôle est reconnu par les institutions républicaines.

En ce qui concerne d’éventuels manquements à ces principes républicains, la députée et ancienne conseillère municipale de Perpignan devrait plutôt s’émouvoir des subventions généreusement attribuées par la municipalité d’extrême droite à des associations peu représentatives et véritablement nostalgiques, aux antipodes de l’intérêt général et de la devise républicaine. Le véritable gaspillage d’argent public, le voici !

Cette réaction corrobore sa pratique étriquée de la démocratie : c’est en effet la candidate aux élections législatives de 2022 et 2024 qui, au mépris des règles démocratiques les plus élémentaires usitées, m’avait refusé tout débat, au premier comme au second tour.

De telles conceptions font froid dans le dos quand on songe au risque que ces personnes d’extrême droite puissent accéder au pouvoir au niveau national. Plus que jamais, c’est en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle de 2027 que nous pourrons écarter cette conception étriquée et dangereuse de la démocratie.

Francis DASPE

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