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25 septembre 2026

Trois questions à Monique Hernandez « Perpignan, changez d’air ! » « La satisfaction de la poursuite d’un travail collectif »

Vous avez été en première ligne au cours des dernières municipales. Quel est votre parcours militant en la matière ?

Je possède toujours divers engagements, aussi bien dans le cadre syndical qu’associatif. D’un point de vue politique, j’étais en 6° position, aux municipales de Perpignan, sur la liste « Perpignan, changez d’air ! » menée par Mickaël Idrac, fruit d’une alliance entre La France Insoumise, Les Ecologistes et Génération.s. J’ai été candidate depuis 1989 à chaque élection municipale de Perpignan sur des listes de gauche. Cela me permet de disposer d’un recul bienvenu.

 

Comment avez-vous vécu cette campagne des municipales de 2026 à Perpignan ?

La construction de la liste a généré un véritable enthousiasme autour d’un programme construit sur des ruptures nécessaires. Il s’en est dégagé une énergie et une dynamique au cours de la campagne, avec notamment des candidats engagés dans de nombreuses luttes et causes, avec une proportion élevée de jeunes que je n’avais jamais vue jusqu’à présent sur les listes antérieures. Il est vraiment regrettable que nous ayons été victimes d’un coup tordu par la liste menée par Agnès Langevine, qu’il est impossible de classer à gauche vu la forte quantité de personnes de droites recyclées.

 

Comment se passe désormais l’après-élection ?

C’est sans doute une de mes plus grandes satisfactions, au-delà de la dynamique de campagne. Depuis ma toute première candidature en 1989, c’est la première fois qu’un travail collectif se réalise une fois l’élection terminée. Avant chaque conseil municipal et conseil communautaire, les colistiers volontaires, élus comme non élus, se réunissent pour examiner les points à l’ordre du jour afin de faciliter le travail de nos élus. La promesse qui avait été faite au cours de la campagne de poursuivre le travail collectif a été tenue. C’est inédit pour moi. Je ne peux que remercie nos deux élus Mickaël Idrac et Naïma Mokhtari, ainsi que Francis Daspe qui anime ces réunions de travail préparatoire conformément à sa promesse, pour leur implication et leur constance à pérenniser la dynamique. Il s'agit d'un travail participatif où chacun est sollicité à hauteur de ses compétences personnelles pour permettre aux élus d'avoir un éclairage pertinent sur les sujets à l’ordre du jour.

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24 septembre 2026

Les Vendémiaires Insoumises itinérantes à Estagel pour favoriser les ruptures du bloc populaire

La première étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action de La France Insoumise de l’ensemble du département, aura lieu jeudi 1° octobre 2026 à Estagel.

Ces Vendémiaires Insoumises 2026 prendront la forme d’une réflexion sur les perspectives et les enjeux de la prochaine séquence électorale. Le titre général de ces Vendémiaires porte sur le thème suivant : « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

La réunion publique d’Estagel se déroulera salle Mandela (12 avenue René Nicolau, Espace Mandela), à 19 heures. Elle traitera du bloc populaire, avec Hugo Roquère et Francis Daspe, animateurs de La France Insoumise. Elle sera intitulée « Le bloc populaire pour les nécessaires ruptures ».

Le bloc populaire est arrivé en tête des dernières élections législatives de 2024. Un déni démocratique voulu par le Président Macron l’a pourtant écarté de l’exercice du pouvoir. Il est aujourd’hui organisé autour du programme de La France Insoumise et de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. La victoire devient désormais une hypothèse à la probabilité de plus en plus forte, ce qui permettait d’appliquer les mesures de ruptures indispensables pour faire face aux multiples urgences.

Jeudi 1° octobre 2026, Estagel, salle Mandela (12 avenue René Nicolau, Espace Mandela), 19 heures. Entrée libre. 

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

22 septembre 2026

La France Insoumise lance, pour le Secours populaire, une collecte de livres pour l’émancipation de tous

Des groupes d’action de La France Insoumise organisent au cours des prochaines semaines, en partenariat avec le Secours Populaire, une campagne de collecte de livres pour enfants et pour adultes.

 Les dons pourront être apportés au Local de La France Insoumise à Perpignan (1 avenue des Eaux-Vives) à l’occasion des permanences hebdomadaires régulières tenues à cet effet chaque mardi de 15 heures à 17 heures. Les livres de toutes catégories, considérées en état neuf, sont acceptés.

La France Insoumise estime que l’accès au livre et à la culture doit être à la portée de toutes les personnes, quels que soient l’âge, les conditions sociales ou les contraintes du quotidien. Le livre est un puissant vecteur de réflexion, d’épanouissement, d’évasion et d’émancipation dont chacune et chacun d’entre nous a besoin. La culture doit être traitée comme un bien commun de l’humanité.

Dans le cadre de son programme « L’avenir en commun » en vue de l’élection présidentielle de 2027, La France Insoumise accorde une importance particulière à la culture. Par cette collecte, il s’agit de faire vivre réellement sur le terrain cet objectif éminemment politique.

Sylvie VENTURA

co-animatrice du groupe d’action de Toulouges de La France Insoumise    

22 septembre 2026

Le sommaire de la 10° édition itinérante des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes

Des groupes d’action de La France Insoumise organisent les Vendémiaires Insoumises des Pyrénées-Orientales. Cette dixième édition sera itinérante, avec plusieurs rendez-vous répartis sur l’ensemble des territoires du département des Pyrénées-Orientales. Ces Vendémiaires Insoumises 2026, incitant à la réflexion sur les enjeux de la prochaine séquence électorale, sont intitulées « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

 

Plusieurs dates ont été retenues.

▲  Jeudi 1° octobre, une réunion publique à Estagel (salle Mandela, 12 avenue René Nicolau, Espace Mandela), à 19 heures. Elle portera sur le thème « Le bloc populaire pour les nécessaires ruptures ».   

 

▲  Mercredi 7 octobre, une réunion publique à Saillagouse (salle de la Médiathèque Jordi Pere Cerda, 10 avenue des comtes de Cerdagne), à 18 heures. Elle portera sur le thème « Quels thèmes de campagne pour quels changements ? ».

 

▲  Jeudi 8 octobre, une réunion publique à Elne (salle Bolte, rue Bolte), à 19 heures. Elle portera sur le thème « Conjurer le péril de l’extrême droite et de l’extrême droitisation ».

 

▲  Lundi 19 octobre, une réunion publique à Prades (salle Lousa, plaine Saint-Martin), à 19 heures. Elle portera sur le thème « Le bloc bourgeois central entre résilience affectée et décomposition avancée ».

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

19 septembre 2026

Prades. Les Cogitations estivales prométhéennes montrent le lien entre lutte des classes et hystérisation du débat politique

La 5° édition des « Cogitations estivales prométhéennes » se clôturait avec une troisième conférence / débat à Prades, vendredi 18 septembre, soit quelques jours avant le passage à l’automne. L’événement, organisé en partenariat par l’AGAUREPS-Prométhée et La France Insoumise, portait cette année sur le thème « Hystérisation du débat politique et lutte des classes : de Jean Jaurès à Rosa Luxemburg ».

Le principe des Cogitations estivales prométhéennes réside dans le choix d’un sujet historique possédant une résonance et une actualité politiques. L’objectif est d’établir, dans une logique de formation militante et d’éducation populaire, le lien entre le passé et le présent afin de débattre des enjeux et des perspectives politiques immédiates. La tournure des échanges a montré que le contrat a été plus que rempli.

« Le lâche assassinat de Jean Jaurès en 1914 et l’exécution sommaire de Rosa Luxembourg en 1919 s’inscrivent pleinement dans un épisode de la lutte des classes qui a débouché sur une forme d’hystérisation du débat politique que l’on retrouve aujourd’hui », introduisait l’Insoumis Francis Daspe, par ailleurs président de l’AGAUREPS-Prométhée. La relation était de la sorte effectuée avec le climat politique caractérisant la campagne de la présidentielle actuelle.

Il expliquait en quoi l’hystérisation du débat public résulte d’une réaction émanant de possédants inquiets du cours des événements de nature à remettre en cause leurs intérêts sonnants et trébuchants. Il s’agit de disqualifier par tous les moyens les perturbateurs appelant à des réformes structurelles du système économique dominant en vue d’un autre partage des richesses. « Et quand l’appel se fait en faveur d’une révolution, la haine de classe porte à son paroxysme cette hystérisation. Comme ce fut le cas à cette époque, comme c’est le cas aujourd’hui », ajoutait-il.

Un des objectifs immédiats vise à réinventer un récit partisan contredisant dans un même élan les faits historiques et les réalités politiques afin de reconfigurer le champ politique en sa faveur. Aujourd’hui, pour Francis Daspe, pour échapper au blocage occasionné par l’existence de trois blocs équivalents, le bloc d’extrême droite voudrait promouvoir une nouvelle polarité entre « nous qui n’avons jamais été essayés et le reste du monde », tandis que le bloc central bourgeois s’échine à  réduire le choix à « nous qui sommes le cercle de la raison et les extrêmes ». « Ce grossier subterfuge doit être enrayé par un sursaut populaire que la dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon porte en elle », concluait Francis Daspe.  

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18 septembre 2026

Intrigues, manigances et manipulations : la mascarade continue

Ce matin, nous avons écrit au greffe du tribunal administratif de Montpellier pour obtenir les conclusions écrites de la rapporteure publique afin de les analyser avec nos avocats.  

Elle refuse de nous les transmettre.

Nous n’avons reçu aucune réponse en lien avec notre requête. De façon très explicite, nous questionnions le fait que la Préfecture ait obéi, sans le justifier par une base légale claire, aux ordres d’Agnès Langevine. En effet, cette dernière a exigé et obtenu le fait que nos bulletins de vote soient présentés aux électeurs côté verso, afin de masquer la photo du candidat et des formations politiques qui le soutenaient. Or, notre bulletin de vote, parfaitement valide et validé expressément par les instances compétentes, est un modèle utilisé dans des dizaines de villes en France où il a été présenté côté recto. Il a même permis au candidat socialiste de Lille de remporter les élections dans sa ville.

Nous avons produit plus de vingt témoignages d’électeurs ou potentiels électeurs qui ne trouvaient pas notre bulletin. Dans une légèreté inouïe, la rapporteure publique a déclaré qu’ils n’avaient qu’à le retourner.

Deux questions se posent toujours : la Préfecture a-t-elle pris une décision que l’on pourrait qualifier de politique afin de nuire à la candidature insoumise annoncée au second tour ? Le Tribunal administratif observe-t-il un « deux poids, deux mesures » en recommandant l’annulation de l’élection de deux maires insoumis en région lyonnaise en raison d’irrégularités constatées chez des adversaires, mais en refusant d’évaluer le fait que la Préfecture des Pyrénées-Orientales ait potentiellement pris une décision arbitraire sans base légale ?

Suite au prochain épisode…

Mickaël IDRAC, tête de liste « Perpignan, Changez d’air ! »

17 septembre 2026

A quoi sert François Hollande ? A faire perdre la gauche !

Un titre racoleur d’un article paru dans La Dépêche du Midi du 11 septembre indique « Seule l’hypothèse d’une candidature de François Hollande pourrait empêcher une second tour Le Pen / Mélenchon ». L’article commente un sondage OpinionWay pour CNEWS et Europe 1 (galaxie Bolloré).

De quelle manière traduire ce titre qui mérite approfondissement ? En réalité, l’éventuelle candidature de François Hollande permettrait un duel Le Pen / Philippe. C’est-à-dire à conduire à l’élimination de la gauche du second tour de la présidentielle. C’est en cela que résiderait en fin de compte sa contribution « historique » : faire perdre la gauche, l’éradiquer du second tour… 

Difficile dans ces conditions de parler d’exploit. En effet, il a déjà réalisé cette triste et basse besogne en 2017. Après un quinquennat de renoncements et de trahisons, il s’était retrouvé dans l’incapacité de défendre son (très) mauvais bilan, tellement il était devenu impopulaire. De ses échecs abyssaux, il avait même réussi à engendrer Emmanuel Macron, créature qui lui échappera en fin de compte, totalement et irrémédiablement pour s’ériger en président des riches lui aussi détesté. 

Le désastre avait été si immense que cinq ans plus tard persistèrent des dommages collatéraux considérables. Son camp ne s’était toujours pas relevé, comme en témoigne le score lilliputien de sa candidate Anne Hidalgo, avec ses 1,75%. Heureusement que Jean-Luc Mélenchon était là pour relever le drapeau de la gauche abandonné dans la boue par un quinquennat d’airain. Pour l’an prochain, François Hollande se prépare, à la fois avec intensité et fébrilité, à rééditer ce forfait d’éradiquer la gauche. Au point d’imiter son ancien ministre de l’économie Emmanuel Macron en devenant le candidat du bloc central bourgeois, réussissant le tour de magie de rejeter à sa gauche Raphaël Glucksmann. C’est dire !

En établissant une analogie avec une formulation humoristique datant des années 1980 et 1990 concernant le football, on pourrait affirmer que la politique est un jeu simple dans lequel plusieurs camps s’affrontent farouchement. Et à la fin, c’est François Hollande qui gagne à faire perdre toujours, méthodiquement et résolument, la gauche… Nuire à Jean-Luc Mélenchon semble être bien devenu sa raison d’être obsessionnelle. Les dégâts, ça suffit désormais, François, il faut s’écarter pour de bon !

Francis DASPE, La France Insoumise

15 septembre 2026

Réfutation des impasses scolaires de Claude Barate

L’ancien député de droite Claude Barate a publié une tribune en réaction à la divulgation des résultats de l’enquête PISA en matière d’éducation. Il y explicite les grandes orientations de sa vision de l’école. Je m’inscris en faux contre une grande partie de ses analyses et de ses propositions, considérant qu’il s’agit de contresens ou d’impasses qui ont déjà lourdement déstabilisé le service public d’éducation.

Claude Barate estime d’abord que la crise n’est pas due à un manque de moyens. Il s’agit d’une manière détournée pour mieux justifier les politiques d’austérité et les nombreuses coupes budgétaires, alors que les établissements ont besoin de davantage de présence humaine.

Il promeut une vision minimaliste et utilitariste des savoirs à transmettre. Sous couvert de revenir à des fondamentaux certes nécessaires, il ouvre la voie à une version rabougrie des apprentissages. Les bases d’une école à deux vitesses seraient alors posées : le socle commun pour le peuple, les approfondissements pour une élite de la richesse qui pourra les acquérir sur le marché de l’éducation.

On note une obstination à casser le cadre national du système public d’éducation. Tous les leviers sont convoqués pour cette basse besogne : régionalisation, autonomie libérale des établissements transformés en entreprises et mis en concurrence, contractualisation asymétrique renforçant les inégalités territoriales, mythe du chef d’établissement paré des atours du chef d’entreprise etc.

On ne peut qu’être frappé par l’illusoire croyance en la notion de projet d’établissement. Le verbiage pompeux de tels documents sert bien souvent à diluer les réalités concrètes de territoires ne disposant pas des mêmes atouts. Ils consacrent la « balkanisation » de l’école de la République. Il ressort de ces analyses une forme d’insensibilité à la réalité sociale, avec une occultation récurrente de l’existence d’une société de classes et de son cortège d’injustices. Cette école devient celle de la reproduction décomplexée des inégalités socio-scolaires sur la base de capitaux culturels différenciés.

En fin de compte, Claude Barate est un bon « sarkozyste », dans une logique décliniste quelque peu vieillotte, rétrécissant l’école au triptyque « un marché, une marchandise, une entreprise ». On peut y ajouter un zeste d’angélisme visant à se donner bonne conscience à bon compte, avec chaque enfant assimilé à « un rêve de dieu », à rebours du principe de laïcité. Décidément, que de contresens et d’impasses qui démantèlent quotidiennement notre école…

Francis DASPE

12 septembre 2026

PISA, les pyromanes et les Diafoirus

La récente enquête PISA de l’OCDE sur les questions d’éducation a été dévoilée. Elle indique une dégradation du niveau des élèves français. Quand bien même notre pays se maintient dans la moyenne des pays de l’OCDE.

Les critères utilisés par PISA sont d’abord à nuancer et à contextualiser. Ils traduisent une vision anglo-saxonne de l’éducation favorisant une conception libérale du savoir fondée sur le primat des compétences et de l’employabilité à court-terme. C’est assurer le triomphe de connaissances minimalistes et utilitaristes, loin des missions d’émancipation d’une véritable Ecole de la République. Dans ces conditions, PISA validerait un improbable « modèle asiatique », à supposer qu’il en existe un. 

La pensée dominante fait mine de s’alarmer du constat peu reluisant. Elle oublie cependant d’indiquer que la situation s’est notoirement dégradée en raison de politiques libérales voulant transformer le service public d’éducation, pour faire bref, en « marché, marchandise et entreprise ». Dans cette logique destructrice, le double quinquennat du Président Macron a joué un rôle d’accélérateur, comme je le montre dans mon dernier livre sur l’éducation, « Blanquer à l’assaut de l’Ecole de la République. Chronique militante d’une casse et d’un casse » (éditions du Borrego, décembre 2021). Les pyromanes se trouvent dans ce vaste bloc bourgeois qui a gouverné depuis plus de 20 ans, de Sarkozy à Macron en passant par Hollande, Philippe, Attal ou Retailleau. Qu’aucun ne soit oublié ou ne s’oublie..

Ils ne peuvent pas se présenter en éventuels pompiers, leurs politiques de restrictions budgétaires, d’austérité, de suppressions de postes, de marchandisation, de déstabilisation de l’institution par des conditions d’enseignement toujours plus difficiles aussi bien pour les élèves que pour les professeurs les discrédite puissamment et durablement. Leurs propositions sont de nature à aggraver les maux de l’école. En cela, ils peuvent être qualifiés de Diafoirus des temps modernes, du nom du médecin de la pièce de Molière, « Le Malade imaginaire », qui prescrivait sans barguigner saignées sur saignées finissant par tuer le patient. C’est aujourd’hui la stratégie des « déclinistes » malveillants qui veulent démanteler l’école en tant que service public pour la vendre à l’encan au marché.

La définition donnée dans un dictionnaire classique désigne un diafoirus comme un médecin ignorant, prétentieux et aux méthodes vieillottes. A cette formulation, certes sommaire, rien à rajouter…

Francis DASPE

9 septembre 2026

Placer les polices municipales au service de la sûreté et de la tranquillité publiques

Les propos tenus par un policier municipal de Carcassonne ont légitimement provoqué une onde de choc. Il est strictement factuel d’indiquer que la municipalité de Carcassonne est dirigée depuis mars dernier par un maire d’extrême droite, membre du Rassemblement National, ancien député de l’Aude. En quelques mois, il a beaucoup fait pour être « défavorablement connu » en raison d’un respect pour le moins extensif des principes républicains les plus élémentaires.

Les propos proférés de manière décomplexée par l’agent de police municipale (par ailleurs membre du service de sécurité du Rassemblement National) sont véritablement choquants, tant par leur nature que leur répétition. Ils tombent clairement sous le coup de la loi. Une avalanche de discriminations ne constitue pas une opinion comme une autre, mais un bien délit nettement caractérisé.

Les polices municipales ne peuvent s’exonérer du respect des principes républicains. Elles ne se trouvent pas, ni de droit ni de fait, au service privé exclusif du maire de la commune, dans une logique féodale obsolète. Elles n’ont pas à se transformer par instinct en « cow-boys » improvisés, qui plus est quand elles peuvent être parfois lourdement armées. A Carcassonne, comme ailleurs…

Les polices municipales, comme leur homologue nationale, doivent œuvrer au respect des principes républicains. En ce domaine, ce sont la sûreté et la tranquillité publiques qui servent de boussole. A condition de ne pas confondre comme c’est trop souvent le cas sûreté et sécurité, et encore moins avec « sécuritarisme ». Le terme sûreté provient de la Révolution française (article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789) qui désigne la protection due à chaque personne contre toutes les formes d’atteintes et de violences, et notamment celles pouvant découler du pouvoir politique. Ce qui avait un sens en ces temps de monarchie absolue de droit divin où régnait l’arbitraire symbolisé par les lettres de cachet ou la prééminence du « fait du prince ».

Cette précision utile est à méditer quand il s’agira de refonder une police républicaine, « de la cave au grenier », partout en France. Il serait sans doute opportun de substituer le terme « gardien de la paix » à celui de « force de sécurité » afin de renouer avec les fondements du mot et de la chose…

Francis DASPE

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