Canet-en-Roussillon. Les Cogitations estivales prométhéennes décryptent un contexte géopolitique tendu
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La 5° édition des « Cogitations estivales prométhéennes » effectuait sa rentrée ce jeudi 3 septembre avec une deuxième conférence / débat à Canet-en-Roussillon. Le désormais traditionnel événement est organisé en partenariat par l’AGAUREPS-Prométhée et La France Insoumise. Le thème retenu cette année s’intitule « Hystérisation du débat politique et lutte des classes : de Jean Jaurès à Rosa Luxemburg ».
Francis Daspe décrivait les éléments majeurs des trajectoires politiques de ces deux personnages historiques, jusqu’à leurs destins tragiques, le premier assassiné le 31 juillet 1914, la seconde exécutée le 15 janvier 1919. En toile de fond pour les deux, se trouvent les questions essentielles de la paix et de la révolution.
« Jean Jaurès et Rosa Luxembourg ont été victimes de leurs engagements à la fois pacifistes et révolutionnaires. En cela, il s’agit bien d’événements à inscrire dans une logique de lutte des classes », expliquait-il en préambule. Il poursuivait en décrivant les heurts des nationalismes portés à leur paroxysme, des impérialismes décomplexés et des concurrences commerciales renforcées par une crise des débouchés. « Et tout cela, dans un climat de diabolisation de l’adversaire présenté comme un corps étranger à la nation contre lequel il faut lutter par tous les moyens, y compris les moins regardants ».
Conformément au principe fondateur même des Cogitations estivales prométhéennes, un sujet historique possédant une résonance et une actualité politiques dans le moment présent, ces premiers éléments de contextualisation incitaient à établir des parallèles avec la situation d’aujourd’hui. « On assiste clairement à la volonté de créer un parfum d’atmosphère belliciste visant à légitimer le recours à la guerre, à s’armer en conséquence, à préparer les mentalités à des conflits jugés nécessaires par le biais d’une propagande sans guère de limites ». Autrement dit, l’hystérisation du débat public est conviée par certains « va-t-en guerre » sans la moindre vergogne, puisque chacun sait que la première victime de la guerre est toujours la vérité.
Pour illustrer ses propos, Francis Daspe indiquait deux citations pour l’occasion véritablement éclairantes. Celle de Paul Valéry d’abord : « La guerre, c'est un massacre de gens qui ne se connaissent pas, au profit de gens qui se connaissent et ne se massacrent pas ». Et ensuite celle d’Anatole France écrivant dans le journal L'Humanité en 1922 : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. ».
Il ne fait pas de doute que les considérations géopolitiques auront un impact certain, à ne pas négliger, sur les échéances électorales de l’année 2027.
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