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29 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises à Perpignan dissèquent l’économie de rente des Pyrénées-Orientales

La cinquième et dernière étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales se déroulait ce mercredi 28 octobre à Perpignan. La salle du local de La France Insoumise, qui accueillait l’événement pour l’occasion, était copieusement garnie, avec notamment des représentants de formations politiques proches comme Les Ecologistes, le POI, Génération.s ou le NPA. C’est l’Insoumis Mickaël Idrac, par ailleurs conseiller municipal et communautaire de Perpignan, qui introduisait la conférence / débat portant sur l’économie de rente dans le département des Pyrénées-Orientales. Le thème de clôture de ces 10° Vendémiaires Insoumises organisées par de nombreux groupes d’action de l’ensemble du département, différait du sujet qui avait été retenu pour les quatre premières étapes tenues aux quatre coins des Pyrénées-Orientales, plus précisément à Estagel, Saillagouse, Elne et Prades. « Pour terminer la séquence 2026, débutée par une réflexion sur les enjeux et les perspectives de la présidentielle de 2027, nous avons choisi d’aborder une question locale qui touche plus particulièrement notre département, le concept d’économie de rente expliquant pour partie que les Pyrénées-Orientales soient souvent classées parmi les départements les plus pauvres de France, sinon le plus pauvre », expliquait en préambule Mickaël Idrac.

Il donnait ensuite la parole aux deux conférenciers de la soirée, économistes de leur état, qui allaient préciser de manière claire et pédagogique en quoi consiste cette économie de rente et de quoi il en retourne réellement, à l’aide d’un diaporama fort bien documenté. Hervé Blanchard est professeur des universités en sciences économiques à l’Université de Perpignan et chercheur au Centre du Droit Economique et du Développement-Yves Serra (Université de Perpignan Via Domitia). Quant à Yves-Patrick Coléno, retraité de l’enseignement, il est également chercheur associé à ce même centre de recherches.

Hervé Blanchard situait d’abord ce concept d’économie de rente. « C’est l’économiste Henri Solans, qui a popularisé cette notion en 1993, avec la publication de son livre intitulé Essai sur l’économie des Pyrénées-Orientales. L’ouvrage a fait date et autorité en la matière ». L’idée d’économie rentière renvoie à une série de comportements, en matière de production mais aussi de reproduction, se caractérisant entre autres par la recherche d’une prise de risque minimal dans les investissements assurant des profits jugés suffisants. Yves-Patrick Coléno abondait dans ce sens en expliquant qu’elle s’inscrit dans une culture favorisant l’opération. « Des comportements démographiques, économiques et culturels se sont additionnés pour produire en fin de compte une situation sociale préoccupante, avec des revenus et des salaires inférieurs à la moyenne, des taux de chômage et de précarité supérieurs, des déséquilibres marquants de la structure de la population active ».

Les échanges avec la salle ont permis d’aborder une multitude de thèmes, comme le logement, le refuge dans des mono-activités présentées comme des solutions mais qui ont aggravé la situation, les évolutions de l’agriculture, la situation de Perpignan au centre d’un triangle dominé par la métropolisation de Toulouse, Montpellier et Barcelone etc. Francis Daspe, pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, estimait nécessaire que certains aspects de ce travail de réflexion de qualité soient valorisés de manière plus approfondie, en coopération avec les deux intervenants, par des expressions publiques à construire. Promesse faite, pari à tenir… Les Vendémiaires relèveront le défi !

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26 octobre 2026

Education. Les promesses n’engagent que ceux qui les croient…

Après plusieurs semaines de mobilisation des lycéens et des étudiants, le gouvernement de Sébastien Lecornu vient d’annoncer une série de mesures à leur destination. Il s’agit pour l’instant de simples déclarations d’intentions rappelant la triste formule indiquant que « les promesses n’engagent que ceux qui les croient ».

Le flou domine pour l’essentiel des propositions en apparence concédées. C’est le cas pour le dispositif d’orientation post-bac Parcoursup censé évoluer pour être ensuite remplacé à l’horizon 2028. L’application d’un certain nombre des promesses ne pourra l’être qu’après le départ de ce gouvernement : dans ces conditions promettre n’engage à rien, selon le précepte cousu de fil blanc « après moi le déluge ! ». Des moyens jusqu’alors refusés, ou même retirés, semblent comme par enchantement être disponibles pour être enfin accordés : créations de places supplémentaires dans l’enseignement supérieur, baisses des effectifs des classes au lycée, abrogation des suppressions de postes d’enseignants pourtant ininterrompues etc.

En réalité, les problèmes de fond subsisteront. Changer de plateforme ne réglera pas les difficultés d’accès aux études supérieures. L’ampleur de la précarité étudiante, principal facteur d’échec scolaire, n’est pas prise en compte de manière véritablement résolue. Les moyens concrets et les financements pérennes ne sont nullement garantis. La question du statut des enseignants recrutés se pose, tout portant à penser qu’il s’agira d’un moyen pour précariser encore davantage le métier. L’enveloppe de 4 milliards d’euros pour la rénovation des lycées ne correspond qu’à des prêts par lesquels les régions sont invitées à s’endetter. De plus, quid du calendrier de mise en œuvre des engagements ?                               

Les jeunes n'ont pas seulement besoin de promesses. Ils ont besoin de droits, de moyens et de perspectives. La parole des jeunes doit être réellement entendue, et ne saurait se limiter à des consultations ponctuelles, sans garantie sur les décisions finalement prises et appliquées.

Francis DASPE, La France Insoumise, auteur  de « Blanquer à l’assaut de l’Ecole de la République. Chronique militante d’une casse et d’un casse », Editions du Borrego, décembre 2021

20 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises à Prades auscultent la dislocation du bloc central bourgeois

La quatrième étape de la 10° édition itinérante des Vendémiaires insoumises des Pyrénées-Orientales, organisée par des groupes d’action du département, se déroulait ce lundi 19 octobre à Prades. Du thème général portant sur « les décantations et les cristallisations » en vue de la présidentielle de 2027, une réflexion plus approfondie était réservée à la situation du bloc central bourgeois, en d’autres termes à l’espace de la Macronie et ses supposées périphéries. Comme le rappelait en introduction l’animateur du groupe local de La France Insoumise dans le Conflent et à Prades, François Ferrand, « cet espace est tiraillé entre des tentatives désespérées d’une résilience affectée et des réalités confinant à la décomposition avancée ». Si besoin était, l’actualité sociale et politique le confirmerait de manière indiscutable.

C’est en ce sens que poursuivait le conférencier de la soirée, l’Insoumis Francis Daspe, décrivant un champ de ruines et de décombres laissé par les deux quinquennats du Président Macron. « En effet, ce bloc bourgeois central doit assumer le passif du macronisme finissant, et l’impopularité qui va de pair. Il est de surcroît fracturé par de multiples ambitions personnelles et des haines tenaces ». Et pourtant, il table sur l’espoir insensé de reproduire à l’identique ce qui a échoué. L’imposture de candidats démonétisés, comme Edouard Philippe et Gabriel Attal, même si on pourrait en rajouter de nombreux autres qui ne cessent d’espérer un destin personnel improbable, se présentant comme neufs, est patente. C’est en cela que consiste le concept de « résilience affectée » donnée à l’intitulée de cette réunion des Vendémiaires. « En dépit de tous ces efforts, il aura bien des difficultés à faire oublier un bilan plombé par un tel passif et à enrayer la réalité d’une décomposition avancée ». Qu’ils le veuillent ou non, Edouard Philippe et Gabriel Attal sont des héritiers du macronisme, puisqu’anciens premiers ministres.

Pour sortir de cette impasse, et faute d’une confiance populaire impossible à reconquérir en dépit de tous les artifices et autres stratagèmes utilisés sans guerre d’éthique comme on peut le constater à l’occasion des mouvements sociaux actuels, ce bloc central bourgeois doit chercher à s’élargir vers ses périphéries. Pour Francis Daspe, deux hypothèses existent. « Raphaël Gluksmann a vocation par ses orientations politiques naturelles à se rapprocher de l’extrême centre pour constituer ce qui ressemblerait à une sorte de grande coalition à l’allemande. La droite, pourtant de moins en moins républicaine, pourrait être tentée de faire un front pro-capitaliste de classe pour sauvegarder les intérêts de l’oligarchie », expliquait-il. Au cours des échanges avec la salle, est évoquée l’idée d’un plan B de l’oligarchie sous la forme d’un surgissement d’une personnalité venant en fin de compte rafler la mise, sur le principe édicté dans le roman de Guiseppe Tomasi di Lampédusa « Le Guépard » : il faut que tout change (en apparence) pour que rien ne change (en réalité). Le nom de l’ancien maire de Prades Jean Castex était même cité parmi les possibles surgissements de dernière minute. En l’espèce, le modèle de réussite de surgissement n’est-il pas celui d’Emmanuel Macron en 2017 qui servit de plan B à l’oligarchie après les échecs des quinquennats Sarkozy puis Hollande, les défaites imprévues aux diverses primaires de Juppé et Valls, l’accident industriel de la candidature Fillon ?

« Le champ de la Macronie est plus qu’incertain. Il s’apparente autant à un champ de ruines qu’à un combat acharné parsemé de tranchées. Tout cela ressemble plus que jamais à une fin de règne », résumait Francis Daspe. Les petits empires, quelles que soient leur nature et leur époque, sont éminemment mortels et irrémédiablement voués à la dislocation. Ainsi risque de finir le jupitérisme macroniste…

18 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises à Perpignan invitent les économistes Hervé Blanchard et Yves-Patrick Coléno pour dépasser l’économie de rente

La cinquième et dernière étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action de La France Insoumise de l’ensemble du département, aura lieu mercredi 28 octobre 2026 à Perpignan. Elle se déroulera au Local de La France Insoumise (1 avenue des Eaux-Vives), à partir de 18 heures 30.

La conférence / débat, présentée et modérée par Mickaël Idrac conseiller municipal et communautaire LFI de Perpignan,sera animée par deux économistes, Hervé Blanchard, professeur des universités en sciences économiques à l’Université de Perpignan et chercheur au Centre du Droit Economique et du Développement-Yves Serra (Université de Perpignan Via Domitia) et Yves-Patrick Coléno, retraité de l’enseignement et chercheur associé à ce même centre de recherches. Elle traitera de l’économie du département et sera intitulée « Les Pyrénées-Orientales, un espace rentier ? Quels enjeux pour aujourd’hui ? ».

L’économiste Henri Solans, en 1993, a publié un « Essai sur l’économie des Pyrénées-Orientales » qui a fait date. Il y montrait que l’économie locale était celle d’un « espace rentier », autrement dit que les comportements, en matière de production mais aussi de reproduction, étaient guidés par une culture spécifique de cet espace, une culture rentière.

Plus de trente ans après, pouvons-nous encore parler en ces termes ? Si oui, quelles en sont les conséquences pour celles et ceux qui habitent ici, et qui auront du mal à s’identifier comme des rentiers ? Et dès lors, quels enjeux pouvons-nous repérer pour la vie collective dans ce département ?

Mercredi 28 octobre 2026, Perpignan, Local de La France Insoumise (1 avenue des Eaux-Vives), 18 heures 30. Entrée libre. 

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

16 octobre 2026

Les élu•es insoumise•s et citoyen•nes des Pyrénées-Orientales dénoncent l’agression d’une étudiante par l’extrême droite

L’association départementale du réseau des élu·es insoumise·s et citoyen·nes des Pyrénées-Orientales (ADREIC 66) dénonce avec la plus grande fermeté l’agression, à la fois verbale et physique, de ce vendredi 16 octobre subie par une étudiante de la part d’une militante d’extrême droite.

L’ADREIC 66 exprime immédiatement sa solidarité à l’égard de cette étudiante agressée au seul motif de se mobiliser dans le cadre du large mouvement de contestation de la jeunesse, pour la défense des droits des étudiants et pour le droit à un avenir digne. Les revendications portées par ce mouvement lycéen et étudiant sont aussi celles de La France Insoumise contenues dans son programme « L’Avenir en commun ». Elles sont d’intérêt général.

L’ADREIC 66 est d’autant plus scandalisée en apprenant l’identité de cette jeune militante d’extrême droite, Clarisse Bourquin. Il s’agit d’une élue du syndicat UNI (Union nationale inter-universitaire). Mais elle est également élue municipale à Perpignan sur la liste du maire d’extrême droite Louis Aliot, par ailleurs vice-président du Rassemblement National.

En conséquence, l’ADREIC 66 demande à Louis Aliot de condamner publiquement les actes inqualifiables et indéfendables perpétrés par sa conseillère municipale. Il ne saurait être question de tolérer la moindre atteinte à l’expression des droits démocratiques, plus particulièrement quand ils permettent à notre jeunesse de s’exprimer.

 

Hugo ROQUERE, co-président – Manuella HALLIER, co-présidente

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16 octobre 2026

Toujours retirer des droits démocratiques : l’obsession jamais abandonnée de l’extrême droite

Ce vendredi 16 octobre, devant le campus Mailly situé au centre-ville de Perpignan, une étudiante a été victime d’une agression. Elle participait à une action dans le cadre de la mobilisation menée par la jeunesse depuis plus de deux semaines, rassemblant dans un même élan lycéens et étudiants. C’est profondément choquant, totalement inadmissible.

L’identité de la personne qui a commis cet acte inqualifiable ajoute à l’émotion. Si le nom de cette personne importe peu en définitive, son profil requiert une attention particulière. Elle est élue d’un syndicat étudiant d’extrême droite, l’UNI, toujours en pointe pour défendre les causes les plus conservatrices et les plus réactionnaires. Elle est également conseillère municipale à Perpignan, élue sur la liste du maire d’extrême droite de Perpignan, Louis Aliot.

On reconnait pour l’occasion les obsessions nauséabondes de l’extrême droite. Ses séides ne se mobilisent quasi exclusivement que pour retirer des droits à celles et ceux qui ne pensent pas pareil qu’eux, à empêcher coûte que coûte l’expression pratique de ces droits pourtant garantis constitutionnellement. Que peut-il bien se passer dans la tête de ces personnes s’échinant à enlever des droits et des libertés à autrui, comme seule action de leur activité militante ? L’essence même de la démocratie invite à se mobiliser et à contester afin de revendiquer davantage de droits et de libertés au plus grand nombre, dans une perspective d’intérêt général. C’est ce qui guide le mouvement lycéen et étudiant, et uniquement cela. En cela, nous devons leur en être reconnaissants et leur apporter notre soutien.

Ce n’est hélas pas le cas de l’extrême droite, aveuglée par ses impensés antidémocratiques, mal dissimulés par une dédiabolisation véritablement factice et fondamentalement insincère. Nous en avons une fois de plus l’illustration flagrante. « Aux âmes bien nées, la valeur n’attend pas le nombre des années » proclamait Corneille dans sa pièce de théâtre « Le Cid ».

Aux esprits affectés par les idéologies les plus rétrogrades, les pires dérives et autres turpitudes n’attendent pas le nombre des années, nous contenterons-nous de constater…  

Francis DASPE, La France Insoumise

9 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises à Elne pour conjurer le péril de l’extrême droite

La 10° édition itinérante des Vendémiaires insoumises des Pyrénées-Orientales, organisée par des groupes d’action du département, faisait halte ce jeudi 8 octobre à Elne. Il s’agissait de décliner un aspect particulier, mais central, du thème général de ces Vendémiaires 2026 qui porte sur les enjeux et les perspectives de la prochaine élection présidentielle de 2027 : comment conjurer le péril de l’extrême droite et de l’extrême droitisation ? Elne est décidément le lieu approprié pour creuser la question. Si une victoire de l’extrême droite devient désormais une possibilité à envisager, il n’y a cependant aucune fatalité à ce qu’elle se produise. Il n’y a rien d’inéluctable ou d’irrésistible. C’est ce qu’allait démontrer Francis Daspe, animateur de groupe d’action de La France Insoumise à Perpignan, au cours de son intervention.  

Il exposait tout d’abord quelques-unes des raisons qui expliquent la montée du Rassemblement National. Elles sont nombreuses, de la dédiabolisation de l’extrême droite à l’émergence d’un parfum d’ambiance nauséabond en passant par une extrême droitisation décomplexée des esprits. Dans cette logique, les relais politiques, économiques et médiatiques possèdent une responsabilité accablante, le travail de sape de la propagande nauséabonde  exercé par la galaxie médiatique Bolloré faisant l’objet de commentaires approfondis.

Francis Daspe prenait le parti de relativiser et de nuancer la situation. « Dans des moments historiques particuliers, les médias n’ont pas fait l’opinion ni les élections. Au contraire, les résultats se sont construits à rebours des médias dominants. Mais il faut alors chercher les tréfonds de la société pour entrer en résonance avec elle », détaillait-il dans son raisonnement. Et d’indiquer que la « France profonde » pouvait largement recouper le concept de « Nouvelle France » lancé par Jean-Luc Mélenchon. Pour illustrer son propos, il prenait l’exemple du référendum du 29 mai 2005 portant sur le traité constitutionnel européen. Alors que la quasi-totalité des médias militait pour le oui, c’est le non qui l’emporta, nettement, qui plus est avec une participation élevée difficilement imaginable pour un tel scrutin. Et que dire du Front Populaire en 1936 qui devait faire face aux assauts répétés d’une presse de classe déchainée ?

D’autres motifs d’espoir furent soulevés. L’affaire Bardella montre que la dédiabolisation du Rassemblement National a du plomb dans l’aile. L’argument qu’il n’aurait jamais été essayé est totalement invalide : ce fut l’horrible parenthèse pétainiste de Vichy. Le plafond de verre n’est pas encore totalement brisé ; il se double de parois de verre qui le privent d’alliances lui permettant de briser son relatif isolement. « Plafond et parois de verre, cela constitue une cage de verre qui l’enserre dans des limites compliquées à surpasser et à dépasser ». Dans le même ordre d’idées, voter extrême droite au premier tour ne possède pas une même signification et une gravité identique que le refaire au second tour.

Francis Daspe poursuivait avec la nécessité de dévoiler la réalité des votes émis par les députés lepénistes. « Ils votent contre les mesures en faveur des plus modestes, alors qu’il affecte de défendre les intérêts du peuple. C’est bien l’exact inverse qu’il fait, montrant l’imposture de ce parti qui en réalité participe à la construction d’un bloc pro-capitaliste. N’a-t-il pas sauvé à de multiples reprises les gouvernements macronistes minoritaires en ne votant pas la censure ou en s’opposant aux textes promouvant un autre partage des richesses ?  ». Pour conjurer ce péril mortifère, l’urgence est à un sursaut humaniste : la France profonde doit prendre les habits de la nouvelle France pour refaire peuple.

8 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises itinérantes à Prades pour envisager les perspectives du bloc central

La quatrième étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action de La France Insoumise de l’ensemble du département, aura lieu lundi 19 octobre 2026 à Prades.

Ces Vendémiaires Insoumises 2026 prendront la forme d’une réflexion sur les perspectives et les enjeux de la prochaine séquence électorale. Le titre général de ces Vendémiaires porte sur le thème suivant : « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

La réunion publique de Prades se déroulera salle Lousa (plaine Saint-Martin), à 19 heures. Elle traitera de la situation du bloc bourgeois du socle commun en vue de la présidentielle, avec François Ferrand et Francis Daspe, animateurs de La France Insoumise. Elle sera intitulée « Le bloc bourgeois central entre résilience affectée et décomposition avancée ».

Le bloc bourgeois central doit assumer le passif du macronisme finissant, et l’impopularité qui va de pair. Il est de surcroît fracturé par de multiples ambitions personnelles et des haines tenaces. Il table pourtant sur l’espoir insensé de reproduire à l’identique ce qui a échoué. L’imposture de candidats démonétisés se présentant comme neufs aura des difficultés à enrayer la décomposition avancée de ce bloc plombé par un passif.

Lundi 19 octobre 2026, Prades, salle Lousa (plaine Saint-Martin), 19 heures. Entrée libre. 

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

8 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises à Saillagouse planchent sur les futurs thèmes de la campagne

C’est à Saillagouse que s’est poursuivie la 10° édition itinérante des Vendémiaires insoumises des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action du département. La Cerdagne en accueillait la deuxième étape ce mercredi 7 octobre. Le thème général de ces Vendémiaires 2026 porte sur les enjeux et les perspectives de la prochaine élection présidentielle de 2027.

Nicolas Sanchis un des animateurs du mouvement de La France Insoumise pour ces territoires de montagne du Haut-Conflent, Capcir et Cerdagne, présentait l’angle retenu pour la réflexion de la soirée. « Il s’agit de réfléchir sur les thèmes qui vont animer la campagne de la présidentielle de 2027, afin de mieux percevoir les changements concrets dans les conditions de vie qui peuvent en résulter pour nos concitoyens ». Les thèmes de campagne ne devraient pas offrir de réelles surprises. Ils seront plutôt classiques. « Chaque bloc va convier ses fondamentaux afin de mobiliser dans un premier temps son socle. En l’abordant bien évidemment avec ses propres mots et ses objectifs particuliers », poursuivait-il.

Pour les uns et les autres, la sécurité, l’immigration, les retraites, le pouvoir d’achat, les urgences environnementales, l’équilibre des comptes publics, la perspective européenne vont alimenter les débats. Pas compliqué de voir qui se saisira ou pas de chacun de ces thèmes. « Gardons en tête que la paix et les questions géopolitiques peuvent réserver des surprises et impacter dans un sens ou un autre le déroulement de la campagne », rajoutait Francis Daspe. Il y a également une manière d’aborder les thèmes qui peut en changer radicalement les perspectives. « La question de la dette et de l’équilibre des comptes publics est souvent utilisée comme un épouvantail par les libéraux du bloc central bourgeois (et d’ailleurs…) pour justifier ensuite les politiques d’austérité qui détruisent les services publics et la solidarité nationale. Jean-Luc Mélenchon a réussi à en inverser les perspectives en fin d’été pour poser la question de la légitimité de la dette et en contester le remboursement d’une partie ».

Au-delà des thèmes qui animeront les échanges, chacun est en recherche de slogans mobilisateurs en capacité de créer ou de stimuler des enthousiasmes. Toute campagne doit penser à façonner des imaginaires afin de crédibiliser et de dynamiser le candidat qu’elle promeut. « On peut s’évertuer à déceler les orientations qui commencent à se dessiner. De manière plus ambitieuse, on peut aussi contribuer à les susciter et à les élaborer », expliquait Francis Daspe. C’est ainsi que le concept de « Nouvelle France » semble émerger avec succès pour La France Insoumise. Ceux déjà anciens de 6° République, de partage des richesses et de planification écologique garderont une actualité et une acuité. Le bloc central brodera autour de la notion revisitée de « cercle de la raison », dans laquelle les nécessaires sacrifices (pour les plus modestes) en vue de la tenue des comptes publics et du renforcement de la compétitivité, l’engouement supposé pour un projet européen garant d’un prétendu avenir radieux, seront conviés. L’extrême droite tablera sur les perspectives de remise en ordre, de fierté d’être soi-même dans l’espoir de faire passer en force ses mensonges et autres approximations.

Le flou des programmes et les promesses inconsidérées devront être démasqués. « Entre Raphaël Gluksmann qui craignait de « flinguer sa campagne s’il disait toute la vérité sur les retraites », la pratique orwellienne du bloc bourgeois et les mensonges de l’extrême droite votant en catimini au Parlement l’exact opposé des aspirations du peuple qu’elle entend pourtant défendre mordicus, il y aura du travail... » concluait Francis Daspe.

6 octobre 2026

La supercherie Lecornu : s’exonérer, externaliser

Le Premier Ministre Sébastien Lecornu vient d’annoncer la suspension des cours en fin de semaine dans les lycées. Cette décision est présentée comme un geste d’apaisement et d’ouverture à l’égard des lycéens mobilisés, avec pour objectif de susciter « un temps de démocratie interne ». En réalité, il n’en est rien. Bien au contraire, il s’agit d’une vaste et sinistre supercherie.

La minorité macronienne cherche avant tout à s’exonérer de ses lourdes responsabilités dans la situation de crise qui agite notre service public d’éducation. Le bilan des deux quinquennats du Président Macron en la matière s’apparente sans le moindre doute à un gigantesque passif. Les  contre-réformes n’ont produit que dégradations et déstabilisations pour l’Ecole de la République. A la recherche d’oxygène, Sébastien Lecornu opte pour le stratagème pourtant éculé des libéraux endurcis visant à externaliser ses responsabilités aux échelons hiérarchiques inférieurs. Autrement dit, à refiler la « patate chaude » au plus près du terrain. L’opération enfumage est décrétée !

C’est ainsi que les Régions seront rendues seules responsables du mauvais entretien des bâtiments. En oubliant un peu hâtivement que les dotations budgétaires allouées par l’Etat sont continuellement rabotées par l’application de l’austérité. Et ce même si les régions effectuent des choix plus que contestables, comme la région Occitanie prétendument de gauche dirigée par Carole Delga et son homologue d’Ile-de-France clairement de droite sous la férule de Valérie Pécresse, préférant cotiser à l’économie de guerre ou favoriser les établissements scolaires privés par une dérive clientéliste délétère.

Dans une logique identique, les chefs d’établissements seront directement et individuellement tenus pour fautifs des insuffisances des emplois du temps, pour mieux masquer les conséquences désastreuses de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, en termes d’organisation des enseignements. Quant aux personnels enseignants, il leur sera reproché d’avoir une part de responsabilité significative dans la dégradation du climat scolaire, avec injonction de « faire mieux avec moins ». Pour mieux se défausser des classes surchargées, des suppressions de poste ou du système d’orientation post-bac terriblement anxiogène de Parcoursup.

Ne tombons pas dans le grossier subterfuge. Peut-être, comme pour les Gilets jaunes, demandera-t-on en amusant la galerie de rédiger des cahiers de doléances ? Poursuivons la mobilisation. Et en 2027, changeons de cap pour placer enfin notre système éducatif au service de l’intérêt général !

Francis DASPE, La France Insoumise, auteur  de « Blanquer à l’assaut de l’Ecole de la République. Chronique militante d’une casse et d’un casse », Editions du Borrego, décembre 2021

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