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27 septembre 2026

Redonner du pouvoir d’achat n’est pas la priorité de la municipalité d’extrême droite à Perpignan

La liste « Perpignan, changez d’air ! » menée par Mickaël Idrac aux dernières élections municipales de Perpignan avait érigé en priorité de redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre. Ce n’est absolument pas l’horizon que s’est assignée la majorité d’extrême droite autour du vice-président du Rassemblement National Louis Aliot. En témoigne un certain nombre de choix effectués lors du dernier Conseil municipal ce jeudi 24 septembre.

La gratuité n’entre visiblement pas dans son champ d’action. Elle aurait été pourtant bienvenue pour les étudiants concernant le tarif à leur destination pour le stationnement du parking Saint-Martin. Quand bien même une baisse des tarifs est à noter, il faudrait cependant oser la gratuité…

Le niveau élevé, de 100 000 euros, de la subvention octroyée à l’Ecole 42 appartenant au réseau du milliardaire Xavier Niel interroge. Alors que dans le même temps les besoins, plus urgents et moins coûteux, des écoles primaires publiques de la commune ne sont absolument pas satisfaits, que ce soit pour le fonctionnement quotidien ou pour l’adaptation au changement climatique. Et cela impacte notoirement la pédagogie.

Le maintien de la délégation de service public (DSP) du stationnement de surface, c’est-à-dire la poursuite de sa privatisation, sera lourd de conséquence pour les porte-monnaie de nos concitoyens. Chacun sait pertinemment que la DSP est toujours plus onéreuse que la gestion en régie publique : il faut bien garantir des profits au privé !

Que penser enfin du projet d’acquisition d’une œuvre monumentale inspirée de la tradition des pessebres ? Outre le montant conséquent d’environ 120 000 euros, la méthode pose problème : un marché sans publicité, ni mise en concurrence préalable. Dans une ville comme Perpignan gangrenée par la pauvreté et la précarité, quel signal est donné par cette dépense dispendieuse ?

Sans aucun doute que les préoccupations sociales de cette municipalité d’extrême droite constituent plus que jamais une terra incognita…

Francis DASPE, La France Insoumise

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26 septembre 2026

Du local au global, livrer un combat systémique pour le climat

J’étais présent ce samedi matin à Perpignan au sein du collectif d’organisation du rassemblement pour « le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». L’élargissement de l’intitulé au-delà du seul climat témoigne du caractère véritablement systémique du combat que nous avons à livrer pour la survie de l’humanité. Le combat s’articule également aux différentes échelles, du local au global pour reprendre une expression qui a fait flores.

La première urgence consiste à établir une planification écologique. Il n’est pas possible de continuer à laisser agir la « main invisible du marché ». Elle favorise la recherche effrénée de profits illimités pour satisfaire des intérêts particuliers qui préfèrent détruire la planète, ignorant la règle verte (ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut régénérer).

Cette planification écologique doit se mettre au service de la bifurcation écologique. Il y a en effet urgence à modifier radicalement nos modes de vie, dans la façon de produire, de consommer ou de se déplacer. Là aussi, il n’est plus possible de poursuivre dans une fuite en avant inconséquente dictée par un système qu’il faut nommer, le capitalisme.

Fuite en avant qui se traduit dans les Pyrénées-Orientales par la floraison de grands projets inutiles écocides. Ces derniers illustrent le manque d’imagination de la plupart des décideurs politiques et économiques du département. Ces lubies sont tellement nombreuses qu’une énumération serait ici vaine, entre bétonisation méthodique, gaspillage inconsidéré de la ressource eau, recours paresseux à la mono-industrie du tourisme, des grandes surfaces commerciales ou de la logistique.

Le summum du ridicule s’exprime à Perpignan. Un ancien adjoint de l’ancien maire de Perpignan, devenu nouvel adjoint de l’actuel maire, n’a-t-il pas tenté de se faire rassurant quant à la grave question de l’eau en expliquant que « la nature était résiliente » ? Ne s’en est-on pas remis à Perpignan à une procession religieuse pour tenter de mettre fin à la sécheresse ?

Francis DASPE, La France Insoumise

25 septembre 2026

Trois questions à Monique Hernandez « Perpignan, changez d’air ! » « La satisfaction de la poursuite d’un travail collectif »

Vous avez été en première ligne au cours des dernières municipales. Quel est votre parcours militant en la matière ?

Je possède toujours divers engagements, aussi bien dans le cadre syndical qu’associatif. D’un point de vue politique, j’étais en 6° position, aux municipales de Perpignan, sur la liste « Perpignan, changez d’air ! » menée par Mickaël Idrac, fruit d’une alliance entre La France Insoumise, Les Ecologistes et Génération.s. J’ai été candidate depuis 1989 à chaque élection municipale de Perpignan sur des listes de gauche. Cela me permet de disposer d’un recul bienvenu.

 

Comment avez-vous vécu cette campagne des municipales de 2026 à Perpignan ?

La construction de la liste a généré un véritable enthousiasme autour d’un programme construit sur des ruptures nécessaires. Il s’en est dégagé une énergie et une dynamique au cours de la campagne, avec notamment des candidats engagés dans de nombreuses luttes et causes, avec une proportion élevée de jeunes que je n’avais jamais vue jusqu’à présent sur les listes antérieures. Il est vraiment regrettable que nous ayons été victimes d’un coup tordu par la liste menée par Agnès Langevine, qu’il est impossible de classer à gauche vu la forte quantité de personnes de droites recyclées.

 

Comment se passe désormais l’après-élection ?

C’est sans doute une de mes plus grandes satisfactions, au-delà de la dynamique de campagne. Depuis ma toute première candidature en 1989, c’est la première fois qu’un travail collectif se réalise une fois l’élection terminée. Avant chaque conseil municipal et conseil communautaire, les colistiers volontaires, élus comme non élus, se réunissent pour examiner les points à l’ordre du jour afin de faciliter le travail de nos élus. La promesse qui avait été faite au cours de la campagne de poursuivre le travail collectif a été tenue. C’est inédit pour moi. Je ne peux que remercie nos deux élus Mickaël Idrac et Naïma Mokhtari, ainsi que Francis Daspe qui anime ces réunions de travail préparatoire conformément à sa promesse, pour leur implication et leur constance à pérenniser la dynamique. Il s'agit d'un travail participatif où chacun est sollicité à hauteur de ses compétences personnelles pour permettre aux élus d'avoir un éclairage pertinent sur les sujets à l’ordre du jour.

24 septembre 2026

Les Vendémiaires Insoumises itinérantes à Estagel pour favoriser les ruptures du bloc populaire

La première étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action de La France Insoumise de l’ensemble du département, aura lieu jeudi 1° octobre 2026 à Estagel.

Ces Vendémiaires Insoumises 2026 prendront la forme d’une réflexion sur les perspectives et les enjeux de la prochaine séquence électorale. Le titre général de ces Vendémiaires porte sur le thème suivant : « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

La réunion publique d’Estagel se déroulera salle Mandela (12 avenue René Nicolau, Espace Mandela), à 19 heures. Elle traitera du bloc populaire, avec Hugo Roquère et Francis Daspe, animateurs de La France Insoumise. Elle sera intitulée « Le bloc populaire pour les nécessaires ruptures ».

Le bloc populaire est arrivé en tête des dernières élections législatives de 2024. Un déni démocratique voulu par le Président Macron l’a pourtant écarté de l’exercice du pouvoir. Il est aujourd’hui organisé autour du programme de La France Insoumise et de la candidature de Jean-Luc Mélenchon. La victoire devient désormais une hypothèse à la probabilité de plus en plus forte, ce qui permettait d’appliquer les mesures de ruptures indispensables pour faire face aux multiples urgences.

Jeudi 1° octobre 2026, Estagel, salle Mandela (12 avenue René Nicolau, Espace Mandela), 19 heures. Entrée libre. 

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

22 septembre 2026

La France Insoumise lance, pour le Secours populaire, une collecte de livres pour l’émancipation de tous

Des groupes d’action de La France Insoumise organisent au cours des prochaines semaines, en partenariat avec le Secours Populaire, une campagne de collecte de livres pour enfants et pour adultes.

 Les dons pourront être apportés au Local de La France Insoumise à Perpignan (1 avenue des Eaux-Vives) à l’occasion des permanences hebdomadaires régulières tenues à cet effet chaque mardi de 15 heures à 17 heures. Les livres de toutes catégories, considérées en état neuf, sont acceptés.

La France Insoumise estime que l’accès au livre et à la culture doit être à la portée de toutes les personnes, quels que soient l’âge, les conditions sociales ou les contraintes du quotidien. Le livre est un puissant vecteur de réflexion, d’épanouissement, d’évasion et d’émancipation dont chacune et chacun d’entre nous a besoin. La culture doit être traitée comme un bien commun de l’humanité.

Dans le cadre de son programme « L’avenir en commun » en vue de l’élection présidentielle de 2027, La France Insoumise accorde une importance particulière à la culture. Par cette collecte, il s’agit de faire vivre réellement sur le terrain cet objectif éminemment politique.

Sylvie VENTURA

co-animatrice du groupe d’action de Toulouges de La France Insoumise    

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22 septembre 2026

Le sommaire de la 10° édition itinérante des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes

Des groupes d’action de La France Insoumise organisent les Vendémiaires Insoumises des Pyrénées-Orientales. Cette dixième édition sera itinérante, avec plusieurs rendez-vous répartis sur l’ensemble des territoires du département des Pyrénées-Orientales. Ces Vendémiaires Insoumises 2026, incitant à la réflexion sur les enjeux de la prochaine séquence électorale, sont intitulées « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

 

Plusieurs dates ont été retenues.

▲  Jeudi 1° octobre, une réunion publique à Estagel (salle Mandela, 12 avenue René Nicolau, Espace Mandela), à 19 heures. Elle portera sur le thème « Le bloc populaire pour les nécessaires ruptures ».   

 

▲  Mercredi 7 octobre, une réunion publique à Saillagouse (salle de la Médiathèque Jordi Pere Cerda, 10 avenue des comtes de Cerdagne), à 18 heures. Elle portera sur le thème « Quels thèmes de campagne pour quels changements ? ».

 

▲  Jeudi 8 octobre, une réunion publique à Elne (salle Bolte, rue Bolte), à 19 heures. Elle portera sur le thème « Conjurer le péril de l’extrême droite et de l’extrême droitisation ».

 

▲  Lundi 19 octobre, une réunion publique à Prades (salle Lousa, plaine Saint-Martin), à 19 heures. Elle portera sur le thème « Le bloc bourgeois central entre résilience affectée et décomposition avancée ».

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

19 septembre 2026

Prades. Les Cogitations estivales prométhéennes montrent le lien entre lutte des classes et hystérisation du débat politique

La 5° édition des « Cogitations estivales prométhéennes » se clôturait avec une troisième conférence / débat à Prades, vendredi 18 septembre, soit quelques jours avant le passage à l’automne. L’événement, organisé en partenariat par l’AGAUREPS-Prométhée et La France Insoumise, portait cette année sur le thème « Hystérisation du débat politique et lutte des classes : de Jean Jaurès à Rosa Luxemburg ».

Le principe des Cogitations estivales prométhéennes réside dans le choix d’un sujet historique possédant une résonance et une actualité politiques. L’objectif est d’établir, dans une logique de formation militante et d’éducation populaire, le lien entre le passé et le présent afin de débattre des enjeux et des perspectives politiques immédiates. La tournure des échanges a montré que le contrat a été plus que rempli.

« Le lâche assassinat de Jean Jaurès en 1914 et l’exécution sommaire de Rosa Luxembourg en 1919 s’inscrivent pleinement dans un épisode de la lutte des classes qui a débouché sur une forme d’hystérisation du débat politique que l’on retrouve aujourd’hui », introduisait l’Insoumis Francis Daspe, par ailleurs président de l’AGAUREPS-Prométhée. La relation était de la sorte effectuée avec le climat politique caractérisant la campagne de la présidentielle actuelle.

Il expliquait en quoi l’hystérisation du débat public résulte d’une réaction émanant de possédants inquiets du cours des événements de nature à remettre en cause leurs intérêts sonnants et trébuchants. Il s’agit de disqualifier par tous les moyens les perturbateurs appelant à des réformes structurelles du système économique dominant en vue d’un autre partage des richesses. « Et quand l’appel se fait en faveur d’une révolution, la haine de classe porte à son paroxysme cette hystérisation. Comme ce fut le cas à cette époque, comme c’est le cas aujourd’hui », ajoutait-il.

Un des objectifs immédiats vise à réinventer un récit partisan contredisant dans un même élan les faits historiques et les réalités politiques afin de reconfigurer le champ politique en sa faveur. Aujourd’hui, pour Francis Daspe, pour échapper au blocage occasionné par l’existence de trois blocs équivalents, le bloc d’extrême droite voudrait promouvoir une nouvelle polarité entre « nous qui n’avons jamais été essayés et le reste du monde », tandis que le bloc central bourgeois s’échine à  réduire le choix à « nous qui sommes le cercle de la raison et les extrêmes ». « Ce grossier subterfuge doit être enrayé par un sursaut populaire que la dynamique de la campagne de Jean-Luc Mélenchon porte en elle », concluait Francis Daspe.  

18 septembre 2026

Intrigues, manigances et manipulations : la mascarade continue

Ce matin, nous avons écrit au greffe du tribunal administratif de Montpellier pour obtenir les conclusions écrites de la rapporteure publique afin de les analyser avec nos avocats.  

Elle refuse de nous les transmettre.

Nous n’avons reçu aucune réponse en lien avec notre requête. De façon très explicite, nous questionnions le fait que la Préfecture ait obéi, sans le justifier par une base légale claire, aux ordres d’Agnès Langevine. En effet, cette dernière a exigé et obtenu le fait que nos bulletins de vote soient présentés aux électeurs côté verso, afin de masquer la photo du candidat et des formations politiques qui le soutenaient. Or, notre bulletin de vote, parfaitement valide et validé expressément par les instances compétentes, est un modèle utilisé dans des dizaines de villes en France où il a été présenté côté recto. Il a même permis au candidat socialiste de Lille de remporter les élections dans sa ville.

Nous avons produit plus de vingt témoignages d’électeurs ou potentiels électeurs qui ne trouvaient pas notre bulletin. Dans une légèreté inouïe, la rapporteure publique a déclaré qu’ils n’avaient qu’à le retourner.

Deux questions se posent toujours : la Préfecture a-t-elle pris une décision que l’on pourrait qualifier de politique afin de nuire à la candidature insoumise annoncée au second tour ? Le Tribunal administratif observe-t-il un « deux poids, deux mesures » en recommandant l’annulation de l’élection de deux maires insoumis en région lyonnaise en raison d’irrégularités constatées chez des adversaires, mais en refusant d’évaluer le fait que la Préfecture des Pyrénées-Orientales ait potentiellement pris une décision arbitraire sans base légale ?

Suite au prochain épisode…

Mickaël IDRAC, tête de liste « Perpignan, Changez d’air ! »

17 septembre 2026

A quoi sert François Hollande ? A faire perdre la gauche !

Un titre racoleur d’un article paru dans La Dépêche du Midi du 11 septembre indique « Seule l’hypothèse d’une candidature de François Hollande pourrait empêcher une second tour Le Pen / Mélenchon ». L’article commente un sondage OpinionWay pour CNEWS et Europe 1 (galaxie Bolloré).

De quelle manière traduire ce titre qui mérite approfondissement ? En réalité, l’éventuelle candidature de François Hollande permettrait un duel Le Pen / Philippe. C’est-à-dire à conduire à l’élimination de la gauche du second tour de la présidentielle. C’est en cela que résiderait en fin de compte sa contribution « historique » : faire perdre la gauche, l’éradiquer du second tour… 

Difficile dans ces conditions de parler d’exploit. En effet, il a déjà réalisé cette triste et basse besogne en 2017. Après un quinquennat de renoncements et de trahisons, il s’était retrouvé dans l’incapacité de défendre son (très) mauvais bilan, tellement il était devenu impopulaire. De ses échecs abyssaux, il avait même réussi à engendrer Emmanuel Macron, créature qui lui échappera en fin de compte, totalement et irrémédiablement pour s’ériger en président des riches lui aussi détesté. 

Le désastre avait été si immense que cinq ans plus tard persistèrent des dommages collatéraux considérables. Son camp ne s’était toujours pas relevé, comme en témoigne le score lilliputien de sa candidate Anne Hidalgo, avec ses 1,75%. Heureusement que Jean-Luc Mélenchon était là pour relever le drapeau de la gauche abandonné dans la boue par un quinquennat d’airain. Pour l’an prochain, François Hollande se prépare, à la fois avec intensité et fébrilité, à rééditer ce forfait d’éradiquer la gauche. Au point d’imiter son ancien ministre de l’économie Emmanuel Macron en devenant le candidat du bloc central bourgeois, réussissant le tour de magie de rejeter à sa gauche Raphaël Glucksmann. C’est dire !

En établissant une analogie avec une formulation humoristique datant des années 1980 et 1990 concernant le football, on pourrait affirmer que la politique est un jeu simple dans lequel plusieurs camps s’affrontent farouchement. Et à la fin, c’est François Hollande qui gagne à faire perdre toujours, méthodiquement et résolument, la gauche… Nuire à Jean-Luc Mélenchon semble être bien devenu sa raison d’être obsessionnelle. Les dégâts, ça suffit désormais, François, il faut s’écarter pour de bon !

Francis DASPE, La France Insoumise

15 septembre 2026

Réfutation des impasses scolaires de Claude Barate

L’ancien député de droite Claude Barate a publié une tribune en réaction à la divulgation des résultats de l’enquête PISA en matière d’éducation. Il y explicite les grandes orientations de sa vision de l’école. Je m’inscris en faux contre une grande partie de ses analyses et de ses propositions, considérant qu’il s’agit de contresens ou d’impasses qui ont déjà lourdement déstabilisé le service public d’éducation.

Claude Barate estime d’abord que la crise n’est pas due à un manque de moyens. Il s’agit d’une manière détournée pour mieux justifier les politiques d’austérité et les nombreuses coupes budgétaires, alors que les établissements ont besoin de davantage de présence humaine.

Il promeut une vision minimaliste et utilitariste des savoirs à transmettre. Sous couvert de revenir à des fondamentaux certes nécessaires, il ouvre la voie à une version rabougrie des apprentissages. Les bases d’une école à deux vitesses seraient alors posées : le socle commun pour le peuple, les approfondissements pour une élite de la richesse qui pourra les acquérir sur le marché de l’éducation.

On note une obstination à casser le cadre national du système public d’éducation. Tous les leviers sont convoqués pour cette basse besogne : régionalisation, autonomie libérale des établissements transformés en entreprises et mis en concurrence, contractualisation asymétrique renforçant les inégalités territoriales, mythe du chef d’établissement paré des atours du chef d’entreprise etc.

On ne peut qu’être frappé par l’illusoire croyance en la notion de projet d’établissement. Le verbiage pompeux de tels documents sert bien souvent à diluer les réalités concrètes de territoires ne disposant pas des mêmes atouts. Ils consacrent la « balkanisation » de l’école de la République. Il ressort de ces analyses une forme d’insensibilité à la réalité sociale, avec une occultation récurrente de l’existence d’une société de classes et de son cortège d’injustices. Cette école devient celle de la reproduction décomplexée des inégalités socio-scolaires sur la base de capitaux culturels différenciés.

En fin de compte, Claude Barate est un bon « sarkozyste », dans une logique décliniste quelque peu vieillotte, rétrécissant l’école au triptyque « un marché, une marchandise, une entreprise ». On peut y ajouter un zeste d’angélisme visant à se donner bonne conscience à bon compte, avec chaque enfant assimilé à « un rêve de dieu », à rebours du principe de laïcité. Décidément, que de contresens et d’impasses qui démantèlent quotidiennement notre école…

Francis DASPE

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