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6 octobre 2026

La supercherie Lecornu : s’exonérer, externaliser

Le Premier Ministre Sébastien Lecornu vient d’annoncer la suspension des cours en fin de semaine dans les lycées. Cette décision est présentée comme un geste d’apaisement et d’ouverture à l’égard des lycéens mobilisés, avec pour objectif de susciter « un temps de démocratie interne ». En réalité, il n’en est rien. Bien au contraire, il s’agit d’une vaste et sinistre supercherie.

La minorité macronienne cherche avant tout à s’exonérer de ses lourdes responsabilités dans la situation de crise qui agite notre service public d’éducation. Le bilan des deux quinquennats du Président Macron en la matière s’apparente sans le moindre doute à un gigantesque passif. Les  contre-réformes n’ont produit que dégradations et déstabilisations pour l’Ecole de la République. A la recherche d’oxygène, Sébastien Lecornu opte pour le stratagème pourtant éculé des libéraux endurcis visant à externaliser ses responsabilités aux échelons hiérarchiques inférieurs. Autrement dit, à refiler la « patate chaude » au plus près du terrain. L’opération enfumage est décrétée !

C’est ainsi que les Régions seront rendues seules responsables du mauvais entretien des bâtiments. En oubliant un peu hâtivement que les dotations budgétaires allouées par l’Etat sont continuellement rabotées par l’application de l’austérité. Et ce même si les régions effectuent des choix plus que contestables, comme la région Occitanie prétendument de gauche dirigée par Carole Delga et son homologue d’Ile-de-France clairement de droite sous la férule de Valérie Pécresse, préférant cotiser à l’économie de guerre ou favoriser les établissements scolaires privés par une dérive clientéliste délétère.

Dans une logique identique, les chefs d’établissements seront directement et individuellement tenus pour fautifs des insuffisances des emplois du temps, pour mieux masquer les conséquences désastreuses de la réforme Blanquer du lycée et du baccalauréat, en termes d’organisation des enseignements. Quant aux personnels enseignants, il leur sera reproché d’avoir une part de responsabilité significative dans la dégradation du climat scolaire, avec injonction de « faire mieux avec moins ». Pour mieux se défausser des classes surchargées, des suppressions de poste ou du système d’orientation post-bac terriblement anxiogène de Parcoursup.

Ne tombons pas dans le grossier subterfuge. Peut-être, comme pour les Gilets jaunes, demandera-t-on en amusant la galerie de rédiger des cahiers de doléances ? Poursuivons la mobilisation. Et en 2027, changeons de cap pour placer enfin notre système éducatif au service de l’intérêt général !

Francis DASPE, La France Insoumise, auteur  de « Blanquer à l’assaut de l’Ecole de la République. Chronique militante d’une casse et d’un casse », Editions du Borrego, décembre 2021

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6 octobre 2026

Permanences itinérantes des Insoumis pour l’inscription sur les listes électorales dans les quartiers populaires

Des groupes d’action de La France Insoumise à Perpignan lancent pour les prochains mois une campagne d’action pour l’inscription sur les listes électorales dans les quartiers populaires de Perpignan.

Elle prendra la forme de « permanences itinérantes » dans ces quartiers au cours desquelles des militants de La France Insoumise, munis du matériel adéquat, pourront vérifier l’inscription, ou son défaut, sur les listes électorales des personnes concernées. En cas de besoin ou de demande, ils pourront être guidés, pour procéder aux démarches administratives afin de réaliser leur inscription.

Pendant ce temps, d’autres militants feront du porte-à-porte dans le quartier afin de sensibiliser les habitants à cette question de l’inscription sur les listes électorales et de les orienter au mieux.

L’inscription sur les listes électorales constitue un enjeu à la fois démocratique et social. Des millions de personnes ne sont pas inscrites ou sont mal inscrites sur les listes électorales. Beaucoup s’aperçoivent le jour du vote de ne pas pouvoir participer au scrutin, suite à leur radiation des listes électorales. Nous ne pouvons pas nous satisfaire d’une démocratie dans laquelle une grande partie de la population ne peut prendre part à la décision politique. 

Un nombre trop élevé de non inscrits équivaut en fin de compte à un suffrage censitaire : bien souvent, ce sont les personnes  qui souffrent le plus des politiques menées par les gouvernements actuels qui en sont écartées. Il est urgent de revitaliser la démocratie si l’on veut que la souveraineté populaire puisse s’exprimer pleinement.

Les premières permanences itinérantes se tiendront samedi 10 octobre, à 10 heures 30 dans le quartier de Clodion / Bas-Vernet, à 14 heures dans la cité des Baléares.

Simon RICCI, Nadine STOECKEL, Florent IDRAC, Jaoël GRARADJI, animateurs de groupes d’action LFI à Perpignan

2 octobre 2026

Les élu•es insoumise•s et citoyen•nes des Pyrénées-Orientales en soutien à la jeunesse mobilisée

L’association départementale du réseau des élu·es insoumise·s et citoyen·nes des Pyrénées-Orientales (ADREIC 66) considère les revendications des lycéen·nes comme légitimes et d’intérêt général. Elle apporte son soutien aux mobilisations en cours dans les établissements scolaires du département.

 

Le gouvernement doit prendre en compte le plus rapidement possible ces revendications exprimées dans la très grande majorité des cas de manière pacifique et exemplaire. Ne pas en prendre la véritable mesure, ou même pire les ignorer, serait une faute politique majeure. Il n’y a rien de bon à désespérer la jeunesse en jouant le pourrissement de la situation. 

 

L’ADREIC 66 dénonce le choix de la répression que semble avoir adopté le gouvernement, au lieu d’engager de véritables discussions.

 

La France Insoumise porte dans son programme « L’Avenir en commun » leurs principales revendications. Il faut davantage de moyens humains afin que tous les élèves puissent recevoir dans de bonnes conditions les savoirs qui leur sont dus, avec plus d’enseignants et des classes moins surchargées. Il faut davantage d’investissements dans les établissements scolaires pour que cessent des conditions matérielles parfois indignes, avec des locaux dégradés, mal adaptés aux conditions climatiques hiver comme été. Parcoursup, dispositif anxiogène de tri social et de pression permanente tant sur les élèves que sur les familles et les équipes pédagogiques, doit être abrogé. 

 

Pour l’association départementale du réseau des élu·es insoumise·s et citoyen·nes des Pyrénées-Orientales, l’avenir de la jeunesse ne peut pas être sacrifié sur l’autel de restrictions budgétaires. L’éducation n’est pas un coût, mais un investissement. Le cri de la jeunesse est une alarme sociale nécessaire qui ne peut être étouffée.

2 octobre 2026

Les Vendémiaires Insoumises tracent la voie à des politiques de ruptures populaires pour 2027

C’est à Estagel que la 10° édition itinérante des Vendémiaires insoumises des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action du département, a débuté ce jeudi 1° octobre. Le thème général de ces Vendémiaires 2026 porte sur les enjeux et les perspectives de la prochaine élection présidentielle de 2027.

Avec comme objectif « d’anticiper et de déceler les éventuelles décantations et cristallisations qui ne manqueront pas de se produire d’ici le mois d’avril prochain », pour reprendre les propos en introduction de l’animateur du groupe d’action local de La France Insoumise, Hugo Roquère, par ailleurs conseiller municipal d’Estagel. La réunion du soir visait à examiner plus particulièrement le bloc populaire dans sa quête de réaliser les nécessaires ruptures en tous genres que les urgences du pays appellent afin d’améliorer les conditions de vie du plus grand nombre. Ces ruptures correspondent nettement à « L’avenir en commun », le programme de La France Insoumise qui représente la force motrice de ce bloc populaire.

Pour sa part le conférencier, l’Insoumis Francis Daspe, déroulait son diaporama en insistant sur la nécessité pour le bloc populaire de sortir du blocage actuel engendré par l’existence de trois blocs à peu près équivalents, empêchant de la sorte la formation de majorités stables. « Notre capacité à créer des dynamiques, avec le savoir-faire reconnu et incontestable en la matière du candidat Jean-Luc Mélenchon, constitue un premier levier pour élargir notre électorat », expliquait-il. Il citait également la mobilisation du quatrième bloc, celui des abstentionnistes. Et rappelait également les campagnes d’action nationales répercutées localement d’inscription sur les listes électorales, notamment dans les quartiers populaires où elles rencontrent un succès.

Dans une logique identique, et relayé par plusieurs interventions dans la salle, il accordait sa préférence à l’articulation entre la proposition politique et le mouvement social, bien plus propulsive que la recherche d’improbables cartels. « Certains s’échinent à jouer les trublions, se prenant pour les grenouilles de la fable se forçant à croire qu’elles seraient plus grosses que le bœuf. Ou alors qu’un éléphant… » précisait Francis Daspe.

Des divers échanges, il ressortait que la victoire devient désormais une hypothèse à la probabilité de plus en plus forte. Le début de campagne a été véritablement réussi et alimente un enthousiasme certain et contagieux. « C’est notre victoire en 2027 qui permettait d’appliquer les mesures de ruptures indispensables pour faire face aux multiples urgences, qu’elles soient sociales, écologiques, démocratiques, économiques ou géopolitiques ». Question de sincérité et de détermination, vertus pas forcément partagées par tous…

30 septembre 2026

Retraites : Edouard Philippe entre procastination affectée et mystification décomplexée

Édouard Philippe vient de dévoiler sa nouvelle réforme des retraites : 65 ans pour l’âge de départ légal et jusqu’à 45 années de cotisation, avec en parallèle l’introduction d’une dose de capitalisation. Il pourrait donc donner l’impression de reculer sur son projet initial de départ à la retraite à 67 ans.

Devant une réforme très impopulaire dans la perspective d’une élection présidentielle, serait-il tenté de procastiner, c’est-à-dire de remettre aux calendes grecques ce qu’il promettait de faire sitôt élu ? En réalité, pas réellement : il s’agit ni plus ni moins que d’une misérable entourloupe. L’augmentation de la durée de cotisation à 45 années obligera la grande majorité à partir au-delà de 65 ans pour obtenir une retraite à taux plein, décote oblige. Ce sera le cas de presque tout le monde : femmes aux carrières hachées, précaires souvent éloignés de l’emploi au cours de leur vie, travailleurs entrant tardivement dans la vie active en raison d’études plus longues etc.

Derrière les annonces et les effets de communication, cela ne changerait pas grand-chose pour nos concitoyens : il faudrait travailler encore plus longtemps. Car il s’agit de faire payer toujours au final l’équilibre du système par le temps de vie des travailleurs.

La casse des retraites par répartition fondées sur la solidarité intergénérationnelle se fait non seulement par l’aggravation des paramètres, mais aussi par une remise en cause systémique avec l’introduction de la capitalisation. Ce sont de véritables armes de destruction massive qui sont ainsi utilisées. La procastination n’est qu’affectée, la mystification décomplexée, la détermination à réaliser la basse besogne renforcée. Le résultat annoncé est en fin de compte de devoir travailler davantage.

Il faut au contraire inverser la logique. La retraite est un droit, pas une variable d’ajustement budgétaire. Il y a urgence à poser la question du partage des richesses, notamment en faisant contribuer davantage les revenus les plus élevés et les profits du capital.

La question n’est pas de savoir comment faire travailler les Français toujours plus longtemps. Elle est de savoir quelle société nous voulons construire après une vie de travail. Cela passe par le retour à la retraite à 60 ans à taux plein pour une carrière complète et avec 40 annuités de cotisation.

Francis DASPE, La France Insoumise

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30 septembre 2026

Les Vendémiaires Insoumises itinérantes à Elne pour conjurer le péril d’extrême droite

La troisième étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action de La France Insoumise de l’ensemble du département, aura lieu jeudi 8 octobre 2026 à Elne.

Ces Vendémiaires Insoumises 2026 prendront la forme d’une réflexion sur les perspectives et les enjeux de la prochaine séquence électorale. Le titre général de ces Vendémiaires porte sur le thème suivant : « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

La réunion publique d’Elne se déroulera salle Bolte (rue Bolte), à 19 heures. Elle traitera plus particulièrement de la situation de l’extrême droite en vue de la présidentielle, avec Marie-Claude Palau, Yves Bédel et Francis Daspe, animateurs de La France Insoumise. Elle sera intitulée « Conjurer le péril de l’extrême droite et de l’extrême droitisation ».

La dédiabolisation de l’extrême droite favorisée par un parfum d’ambiance nauséabond s’est accompagnée d’une extrême droitisation décomplexée des esprits. Les relais politiques, économiques et médiatiques y ont contribué puissamment, à tel point qu’une victoire de l’extrême droite devienne possible. Cependant, elle doit encore faire face à de fortes oppositions qui l’enserrent dans une cage de verre de nature à lui barrer l’accès au pouvoir. La France Insoumise lutte pied à pied pour conjurer ce péril mortifère.

 

Jeudi 8 octobre 2026, Elne, salle Bolte (rue Bolte), 19 heures. Entrée libre. 

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

30 septembre 2026

Les Vendémiaires Insoumises itinérantes à Saillagouse pour réfléchir aux questions programmatiques de la présidentielle

La deuxième étape de la 10° édition des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes des Pyrénées-Orientales, organisées par des groupes d’action de La France Insoumise de l’ensemble du département, aura lieu mercredi 7 octobre 2026 à Saillagouse.

Ces Vendémiaires Insoumises 2026 prendront la forme d’une réflexion sur les perspectives et les enjeux de la prochaine séquence électorale. Le titre général de ces Vendémiaires porte sur le thème suivant : « Présidentielle 2027 : décantations et cristallisation en vue ».

La réunion publique de Saillagouse se déroulera salle de la Médiathèque Jordi Père Cerda (12 avenue des comtes de Cerdagne), à 18 heures. Elle traitera des questions programmatiques qui animeront la campagne de la présidentielle, avec Nicolas Sanchis et Francis Daspe, animateurs de La France Insoumise. Elle sera intitulée « Quels thèmes de campagne pour quels changements ? ».

Les programmes des différents camps pour cette présidentielle sont pour l’instant inégalement dévoilés. Pour autant, certaines thématiques semblent se dégager. Entre les peurs sciemment alimentées, les tentatives de reproduire à l’identique ce qui a échoué, les propositions de mesures de ruptures afin de faire face aux multiples urgences, qu’en sera-t-il réellement pendant et après la campagne pour les conditions de vie du plus grand nombre ?

Mercredi 7 octobre 2026, Saillagouse, salle de la Médiathèque Jordi Père Cerda (10 avenue des comtes de Cerdagne), 18 heures. Entrée libre. 

Pour l’équipe d’animation des Vendémiaires Insoumises et Citoyennes, Francis DASPE

27 septembre 2026

Redonner du pouvoir d’achat n’est pas la priorité de la municipalité d’extrême droite à Perpignan

La liste « Perpignan, changez d’air ! » menée par Mickaël Idrac aux dernières élections municipales de Perpignan avait érigé en priorité de redonner du pouvoir d’achat au plus grand nombre. Ce n’est absolument pas l’horizon que s’est assignée la majorité d’extrême droite autour du vice-président du Rassemblement National Louis Aliot. En témoigne un certain nombre de choix effectués lors du dernier Conseil municipal ce jeudi 24 septembre.

La gratuité n’entre visiblement pas dans son champ d’action. Elle aurait été pourtant bienvenue pour les étudiants concernant le tarif à leur destination pour le stationnement du parking Saint-Martin. Quand bien même une baisse des tarifs est à noter, il faudrait cependant oser la gratuité…

Le niveau élevé, de 100 000 euros, de la subvention octroyée à l’Ecole 42 appartenant au réseau du milliardaire Xavier Niel interroge. Alors que dans le même temps les besoins, plus urgents et moins coûteux, des écoles primaires publiques de la commune ne sont absolument pas satisfaits, que ce soit pour le fonctionnement quotidien ou pour l’adaptation au changement climatique. Et cela impacte notoirement la pédagogie.

Le maintien de la délégation de service public (DSP) du stationnement de surface, c’est-à-dire la poursuite de sa privatisation, sera lourd de conséquence pour les porte-monnaie de nos concitoyens. Chacun sait pertinemment que la DSP est toujours plus onéreuse que la gestion en régie publique : il faut bien garantir des profits au privé !

Que penser enfin du projet d’acquisition d’une œuvre monumentale inspirée de la tradition des pessebres ? Outre le montant conséquent d’environ 120 000 euros, la méthode pose problème : un marché sans publicité, ni mise en concurrence préalable. Dans une ville comme Perpignan gangrenée par la pauvreté et la précarité, quel signal est donné par cette dépense dispendieuse ?

Sans aucun doute que les préoccupations sociales de cette municipalité d’extrême droite constituent plus que jamais une terra incognita…

Francis DASPE, La France Insoumise

26 septembre 2026

Du local au global, livrer un combat systémique pour le climat

J’étais présent ce samedi matin à Perpignan au sein du collectif d’organisation du rassemblement pour « le climat, le vivant, la paix et la justice sociale ». L’élargissement de l’intitulé au-delà du seul climat témoigne du caractère véritablement systémique du combat que nous avons à livrer pour la survie de l’humanité. Le combat s’articule également aux différentes échelles, du local au global pour reprendre une expression qui a fait flores.

La première urgence consiste à établir une planification écologique. Il n’est pas possible de continuer à laisser agir la « main invisible du marché ». Elle favorise la recherche effrénée de profits illimités pour satisfaire des intérêts particuliers qui préfèrent détruire la planète, ignorant la règle verte (ne pas prendre à la nature plus qu’elle ne peut régénérer).

Cette planification écologique doit se mettre au service de la bifurcation écologique. Il y a en effet urgence à modifier radicalement nos modes de vie, dans la façon de produire, de consommer ou de se déplacer. Là aussi, il n’est plus possible de poursuivre dans une fuite en avant inconséquente dictée par un système qu’il faut nommer, le capitalisme.

Fuite en avant qui se traduit dans les Pyrénées-Orientales par la floraison de grands projets inutiles écocides. Ces derniers illustrent le manque d’imagination de la plupart des décideurs politiques et économiques du département. Ces lubies sont tellement nombreuses qu’une énumération serait ici vaine, entre bétonisation méthodique, gaspillage inconsidéré de la ressource eau, recours paresseux à la mono-industrie du tourisme, des grandes surfaces commerciales ou de la logistique.

Le summum du ridicule s’exprime à Perpignan. Un ancien adjoint de l’ancien maire de Perpignan, devenu nouvel adjoint de l’actuel maire, n’a-t-il pas tenté de se faire rassurant quant à la grave question de l’eau en expliquant que « la nature était résiliente » ? Ne s’en est-on pas remis à Perpignan à une procession religieuse pour tenter de mettre fin à la sécheresse ?

Francis DASPE, La France Insoumise

25 septembre 2026

Trois questions à Monique Hernandez « Perpignan, changez d’air ! » « La satisfaction de la poursuite d’un travail collectif »

Vous avez été en première ligne au cours des dernières municipales. Quel est votre parcours militant en la matière ?

Je possède toujours divers engagements, aussi bien dans le cadre syndical qu’associatif. D’un point de vue politique, j’étais en 6° position, aux municipales de Perpignan, sur la liste « Perpignan, changez d’air ! » menée par Mickaël Idrac, fruit d’une alliance entre La France Insoumise, Les Ecologistes et Génération.s. J’ai été candidate depuis 1989 à chaque élection municipale de Perpignan sur des listes de gauche. Cela me permet de disposer d’un recul bienvenu.

 

Comment avez-vous vécu cette campagne des municipales de 2026 à Perpignan ?

La construction de la liste a généré un véritable enthousiasme autour d’un programme construit sur des ruptures nécessaires. Il s’en est dégagé une énergie et une dynamique au cours de la campagne, avec notamment des candidats engagés dans de nombreuses luttes et causes, avec une proportion élevée de jeunes que je n’avais jamais vue jusqu’à présent sur les listes antérieures. Il est vraiment regrettable que nous ayons été victimes d’un coup tordu par la liste menée par Agnès Langevine, qu’il est impossible de classer à gauche vu la forte quantité de personnes de droites recyclées.

 

Comment se passe désormais l’après-élection ?

C’est sans doute une de mes plus grandes satisfactions, au-delà de la dynamique de campagne. Depuis ma toute première candidature en 1989, c’est la première fois qu’un travail collectif se réalise une fois l’élection terminée. Avant chaque conseil municipal et conseil communautaire, les colistiers volontaires, élus comme non élus, se réunissent pour examiner les points à l’ordre du jour afin de faciliter le travail de nos élus. La promesse qui avait été faite au cours de la campagne de poursuivre le travail collectif a été tenue. C’est inédit pour moi. Je ne peux que remercie nos deux élus Mickaël Idrac et Naïma Mokhtari, ainsi que Francis Daspe qui anime ces réunions de travail préparatoire conformément à sa promesse, pour leur implication et leur constance à pérenniser la dynamique. Il s'agit d'un travail participatif où chacun est sollicité à hauteur de ses compétences personnelles pour permettre aux élus d'avoir un éclairage pertinent sur les sujets à l’ordre du jour.

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